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title: "Comment faire le Bilan Carbone® d'un transporteur routier ?"
description: "...les factures de gazole font déjà l'essentiel de la collecte. Le vrai travail : la sous-traitance et les kilomètres à vide. Méthode, coût, aides 2026 et les 5 leviers qui comptent."
canonical: https://projetcelsius.com/blog/bilan-carbone-transporteur-routier/
author: "Guillaume Pakula"
datePublished: 2026-07-02
dateModified: 2026-07-02
language: fr
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# Comment faire le Bilan Carbone® d'un transporteur routier ?

**Auteur** : Guillaume Pakula
**Publié le** : 2026-07-02
**Rubrique** : Guide pratique
**Temps de lecture** : 12 min
**URL canonique** : https://projetcelsius.com/blog/bilan-carbone-transporteur-routier/
**Source** : Projet Celsius (https://projetcelsius.com) - cabinet de conseil en stratégie carbone, bureau d'études d'ingénieurs-docteurs basé à Paris et Marseille.

> Le transport routier est le seul secteur où le [Bilan Carbone®](/blog/bilan-carbone-ce-quil-mesure-vraiment/) s'inverse : l'essentiel des émissions vient du **gazole de la flotte propre**, là où presque partout ailleurs tout se joue chez les fournisseurs. Bonne nouvelle : les données dorment déjà dans les **factures de carburant**. Ce guide déroule la méthode dans l'ordre du travail réel : postes, collecte, **sous-traitance et kilomètres à vide**, coût, aides 2026 et leviers de réduction.

La demande arrive rarement par conviction : un donneur d'ordre réclame les **émissions d'un lot transporté**, un appel d'offres note le **critère carbone**, un client soumis à la [CSRD](/blog/csrd-pme-guide-pratique/) envoie son questionnaire fournisseurs. Le [Bilan Carbone®](/blog/bilan-carbone-ce-quil-mesure-vraiment/) d'un transporteur répond aux trois situations à la fois, et il a une particularité qui simplifie tout : l'essentiel des émissions sort du réservoir, donc **l'essentiel du calcul sort des factures de carburant**.

Ce guide suit l'ordre du travail réel : identifier les postes qui pèsent, réunir les chiffres déjà disponibles dans l'exploitation, traiter les deux cas qui font trébucher (la **sous-traitance** et les **kilomètres à vide**), chiffrer le **coût et les aides 2026**, puis attaquer la réduction par les **5 leviers** qui comptent. Les obligations et les échéances ferment la marche : elles se lisent mieux une fois la méthode comprise.

## Quels sont les principaux postes d'émissions d'un transporteur ?

Avant tout calcul, la carte des postes. Un transporteur qui exploite ses propres véhicules a un profil que la comptabilité carbone qualifie d'atypique : ses **émissions directes dominent**, là où la plupart des entreprises voient l'essentiel de leur empreinte chez leurs fournisseurs. Trois postes structurent le bilan.

### Le gazole de la flotte : 60 à 80 % du total

Pour un transporteur en compte d'autrui qui roule avec ses propres camions, le carburant concentre **60 à 80 % des émissions**. Un ensemble articulé de 40 tonnes consomme **28 à 34 litres aux 100 km** en longue distance, et chaque litre de gazole émet **3,10 kg de CO₂ équivalent** une fois sa production comptée (on y revient plus bas : c'est le piège n°1 du calcul). Un tracteur qui parcourt 100 000 km dans l'année pèse donc, à lui seul, autour de **90 à 105 tonnes de CO₂e**.

Dans la nomenclature du Bilan Carbone®, ces émissions directes forment le **scope 1**. Il inclut un second contributeur, discret sur les factures et lourd dans le bilan : les fluides frigorigènes.

> **Note** : Les fluides frigorigènes pèsent lourd à petite dose : 1 kg de R404A relâché équivaut à près de 4 tonnes de CO₂e. Une fuite de 5 kg sur un groupe froid, l'ordre de grandeur d'une recharge d'entretien, représente environ 20 tCO₂e : autant qu'un camion qui roulerait 20 000 km.

### Le froid : camions frigorifiques et entrepôts, le poste qu'on ne surveille pas

Le froid émet par deux canaux. L'électricité des entrepôts d'abord : une chambre froide négative consomme **plusieurs fois** ce que demande un entrepôt sec à surface égale, et cette consommation entre au **scope 2** du bilan. Les fuites de fluide ensuite : groupes frigorifiques des semi-remorques et installations fixes perdent chaque année **une fraction de leur charge**, que le frigoriste recharge lors des entretiens.

La consommation électrique se lit sur les factures. Les fuites, elles, se lisent dans les **fiches d'intervention du frigoriste**, un document que l'entreprise possède déjà et que presque personne ne pense à sortir pour le bilan. C'est pourtant la différence entre un bilan sérieux et un bilan qui ignore des dizaines de tonnes de CO₂e.

### Les transporteurs sous-traités : jusqu'à 90 % du bilan chez un commissionnaire

Tout ce qui roule pour l'entreprise sans lui appartenir - confrères, affrètement, location avec conducteur - entre dans le bilan au titre des émissions indirectes, le [scope 3](/blog/scope-3-bilan-carbone-guide-complet/). Pour un **commissionnaire de transport** qui ne possède pas de flotte, ce poste représente **70 à 90 % du total**. La règle tient en une phrase : **le périmètre suit l'activité vendue, pas la carte grise**. Un transporteur qui affrète 30 % de ses lots compte ces 30 %, au même titre que ses propres camions.

## Tout part des factures : où trouver les chiffres dans l'entreprise

La collecte est la partie la plus courte du travail chez un transporteur, pour une raison simple : **le secteur mesure déjà tout ce qui coûte cher**, et ce qui coûte cher est précisément ce qui émet. La liste des documents tient en une page.

### Les factures et cartes carburant font l'essentiel du travail

- **Les cartes carburant et les factures fournisseur** : le volume de gazole annuel, par véhicule, au litre près. C'est la donnée reine du bilan.
- **L'informatique embarquée** : la consommation réelle par véhicule et par conducteur, utile pour passer du bilan global au pilotage.
- **Le TMS et le chronotachygraphe** : les kilomètres parcourus, chargés et à vide, par ligne d'exploitation.
- **Les factures d'énergie des sites** : électricité et gaz des entrepôts, mois par mois pour capter la saisonnalité du froid.

Une PME de transport qui suit sa consommation par carte carburant a déjà réuni, sans le savoir, **la matière de 60 à 80 % de son bilan**. C'est un avantage réel sur les autres secteurs, où la collecte des [données d'activité](/blog/reduire-cout-bilan-carbone/) absorbe l'essentiel de la mission.

### L'électricité des entrepôts et les recharges du frigoriste

Pour les sites, deux documents suffisent : les **factures d'électricité** par entrepôt, et le **registre des interventions sur les équipements frigorifiques**, que la réglementation F-Gas impose déjà de tenir. Chaque kilogramme de fluide rechargé y figure : c'est la mesure directe des fuites de l'année. Avec un parc frigorifique, ce registre change le bilan du tout au tout.

### Un litre de gazole = 3,10 kg de CO₂, en comptant sa production

Le facteur d'émission est le piège classique du calcul en interne. La combustion d'un litre de gazole B7 émet **2,49 kg de CO₂e** au pot d'échappement, mais le Bilan Carbone® compte aussi **l'extraction, le raffinage et le transport du carburant** : le facteur complet est de **3,10 kg de CO₂e par litre** dans la [Base Empreinte ADEME](https://base-empreinte.ademe.fr). Prendre le mauvais facteur sous-estime le poste principal de **20 %**, une erreur qu'un auditeur ou un client outillé repère immédiatement.

Pour l'électricité des entrepôts, le mix français est favorable : environ **0,05 kg de CO₂e par kWh**, l'un des plus bas d'Europe. Conséquence pratique : en France, le vrai sujet du froid n'est pas l'électricité consommée, ce sont les fuites de fluide.

## Camions sous-traités et trajets à vide : comment les compter

C'est ici que le bilan d'un transporteur se joue, et c'est ici que les calculs faits à la va-vite déraillent. Deux sujets concentrent les erreurs : ce qui roule pour l'entreprise chez les confrères, et ce qui roule pour rien.

### Ce qu'on compte quand on fait rouler des confrères

Le sous-traitant a une obligation légale de fournir l'information CO₂ de ses prestations (on y revient en fin de guide) : **la première démarche est donc de la lui demander**. À défaut de réponse, la réglementation prévoit des **valeurs par défaut** par type de véhicule, publiées dans la **Base Empreinte**. Ces valeurs sont volontairement prudentes : rester au forfait surestime souvent l'empreinte, et donc le chiffre transmis ensuite aux clients.

La logique est progressive, en **4 niveaux de précision** : valeurs par défaut, moyennes par ligne d'exploitation, données de la flotte du sous-traitant, mesure réelle par prestation. Monter d'un niveau se négocie au renouvellement du contrat : une clause de transmission des consommations suffit généralement.

### Un camion sur 6 roule à vide : ces kilomètres comptent aussi

En France, **17,5 % des kilomètres des poids lourds se parcourent à vide** (enquête TRM 2024). Ces kilomètres émettent sans transporter : la méthode les impute aux trajets chargés qu'ils permettent. Les ignorer améliore l'empreinte apparente par tonne livrée de **15 à 20 %**, ce qui flatte le tableau de bord et fausse le chiffre transmis aux clients. Au premier contrôle un peu sérieux, l'écart se voit.

### Le chiffre que demandent les clients : du CO₂ par tonne transportée et par kilomètre

Le total annuel en tonnes de CO₂e sert au pilotage interne et au [BEGES réglementaire](/blog/beges-obligatoire-guide-conformite/). Les clients, eux, demandent un **ratio comparable** : des grammes ou kilogrammes de CO₂e **par tonne transportée et par kilomètre** (le tonne-kilomètre, t.km), un [ordre de grandeur](/blog/ordres-de-grandeur-carbone/) qui permet de comparer deux prestataires. C'est ce ratio qui entre dans leurs propres bilans et dans les grilles d'appels d'offres.

Pour situer le résultat : la valeur par défaut réglementaire 2026 d'un ensemble articulé de 34 à 40 tonnes est de **0,0875 kg de CO₂e par t.km**, fabrication du véhicule désormais comprise. Une flotte **bien remplie et bien conduite** descend sensiblement sous ce repère, et peut le prouver : c'est exactement l'argument commercial que cherchent les [donneurs d'ordre](/blog/scope-3-bilan-carbone-obligatoire/).

> La valeur par défaut réglementaire d'un ensemble articulé 34-40 t est de 0,0875 kg de CO₂e par tonne-kilomètre en 2026, fabrication du véhicule comprise. Chaque point de remplissage gagné fait mieux que ce repère.

## Combien ça coûte, et quelles sont les aides

Le budget d'un Bilan Carbone® de transporteur est plus resserré que la moyenne, parce que la collecte est plus courte. Restent le coût de la mission et, en face, des aides qui ont beaucoup bougé entre 2024 et 2026 : voici l'état des lieux à jour.

### Le coût d'un bilan pour une PME de transport

Pour une PME mono-site en flotte propre, comptez **8 000 à 12 000 € HT** ; avec plusieurs sites, du froid et une sous-traitance significative, plutôt 12 000 à 20 000 € HT. Le détail des mécanismes de prix vaut un guide entier : [combien coûte un Bilan Carbone®](/blog/combien-coute-bilan-carbone/). Particularité du secteur : la télématique réduit le temps interne mobilisé, souvent **2 à 4 jours** répartis sur la mission.

### Le Diag Décarbon'Action, version 2026 : 12 jours d'expert, 6 000 € de reste à charge

Le dispositif Bpifrance-ADEME a été suspendu fin 2024 puis **relancé en mai 2025 avec une tarification unifiée** : 10 000 € HT forfaitaires, subventionnés à 40 %, soit **6 000 € de reste à charge** quel que soit l'effectif. Il finance 12 jours d'expert référencé sur 6 à 8 mois, scopes 1-2-3 et plan d'action compris. Conditions : **moins de 500 salariés**, au moins un an d'activité, pas de démarche carbone dans les 5 dernières années. Le mode d'emploi complet est dans notre [guide du Diag Décarbon'Action](/blog/diag-decarbon-action-guide-complet/).

### Ce qui a fermé fin 2025, ce qui reste ouvert en 2026

Le paysage des aides transport a été rebattu : la démarche **Objectif CO2 et le programme EVE se sont arrêtés au 31 décembre 2025** (l'accompagnement gratuit avec eux), les labels étant repris par **AFNOR Certification** en version payante. À l'inverse, plusieurs guichets restent bien ouverts :

- **Les CEE transport** (6e période, 2026-2030) : la formation à l'écoconduite (fiche TRA-SE-101) et la télématique embarquée (TRA-EQ-103) sont financées par les fournisseurs d'énergie, avec convention à signer avant l'opération.
- **La fiche TRA-EQ-129, bonifiée depuis le 1er juin 2026** : elle porte l'aide à l'acquisition d'un poids lourd électrique jusqu'à un ordre de grandeur de 100 k€ pour un tracteur, sous condition d'assemblage du véhicule en Europe.
- **Le suramortissement fiscal** (art. 39 decies A du CGI, prolongé jusqu'à fin 2030) : jusqu'à 60 % de déduction supplémentaire sur un porteur GNV ou B100, et 115 % du surcoût pour un électrique.
- **Le Diag Décarbon'Action** ci-dessus pour la mesure, cumulable avec les [autres aides à la transition](/blog/aides-financement-transition-climat/).

## Les 5 leviers de réduction qui comptent

Une fois le bilan posé, la question devient : par quoi commencer ? La hiérarchie ci-dessous est classée par accessibilité, et elle réserve une bonne nouvelle : **la moitié du chemin ne demande aucun investissement matériel**.

### Ce qui ne coûte presque rien : remplissage, kilomètres à vide, conduite

Le premier levier est organisationnel : **remplir les camions et limiter les retours à vide**, par les bourses de fret, la mutualisation et la renégociation des plans de transport. Chaque point de remplissage gagné baisse l'empreinte **par tonne livrée** sans toucher à la flotte. Le deuxième est humain : l'**écoconduite outillée** par la télématique tient durablement **5 à 10 % de consommation en moins** quand elle est suivie, et la formation comme le matériel passent en CEE. Le troisième est technique et discret : gestion des pneumatiques, bridage, entretien des groupes froid.

### Les carburants alternatifs : B100, HVO, bioGNV

Sans changer de camion, ou presque : le **B100** (colza, moteurs diesel compatibles, réservé aux flottes disposant de leur propre cuve) émet **-61 %** par rapport au gazole en [analyse de cycle de vie](/blog/acv-vs-bilan-carbone/), et son tarif d'accise réduit a été maintenu par la loi de finances 2026. Le **HVO** évite jusqu'à -82 % quand il est produit à partir d'huiles usagées, avec un point de vigilance réel sur la traçabilité des approvisionnements. Le **bioGNV** atteint **-79 %** pour les flottes déjà équipées GNV. Ces facteurs sortent de la Base Empreinte : ils se citent en appel d'offres.

### L'électrique, désormais finançable sur les gros porteurs

L'équation économique du poids lourd électrique a changé en 2026 : entre la **fiche CEE TRA-EQ-129 bonifiée** (jusqu'à un ordre de grandeur de 100 k€ par tracteur) et le **suramortissement à 115 % du surcoût**, l'écart de prix avec le diesel se comble sur les **usages intensifs**. Le créneau rentable d'abord : navettes régulières, distribution régionale à fort kilométrage, retour au dépôt chaque soir pour la recharge. La longue distance suivra avec le réseau de charge.

## Ce qui attend le secteur : obligations et échéances jusqu'à 2040

Un Bilan Carbone® de transporteur ne se fait pas dans le vide réglementaire : **3 cadres** se resserrent en parallèle, et **2 d'entre eux s'appliquent déjà**.

### L'information CO₂ est déjà obligatoire, et sanctionnée depuis 2025

C'est l'obligation la plus ignorée du secteur : depuis le **1er octobre 2013**, tout prestataire de transport doit communiquer l'information CO₂ de ses prestations dont l'origine et la destination sont en France ([article L.1431-3 du code des transports](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031066016)). Longtemps sans sanction, elle est passible de **3 000 € d'amende depuis le 1er janvier 2025**. Le calcul admet 4 niveaux de précision, des **valeurs par défaut à la mesure réelle** : faire son Bilan Carbone®, c'est se donner les moyens des niveaux supérieurs, ceux qui font mieux que les forfaits.

### Une méthode européenne unique : ISO 14083 et CountEmissions EU

Le [règlement européen **CountEmissions EU**](https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2026/1030/oj)**, en vigueur depuis le 1er juin 2026**, harmonise le calcul des émissions de transport sur la norme **ISO 14083** : quiconque publie un chiffre d'émissions de prestation devra utiliser la méthode commune. La conséquence pratique arrive par les clients : plateformes de reporting et grilles d'achat convergent vers ce format, et les transporteurs capables de livrer un **kgCO₂e/t.km conforme** partent avec un coup d'avance.

> **Note** : 96 % des appels d'offres transport intègrent désormais un critère environnemental (Top Transport 2026), et 86 % des chargeurs déclarent un plan d'action gaz à effet de serre, contre 49 % en 2023. La donnée carbone devient une pièce du dossier commercial, au même titre que le prix et le taux de service.

### ZFE maintenues, normes constructeurs durcies : l'équation du renouvellement

Côté circulation, la suppression des ZFE votée au printemps 2026 a été **censurée par le Conseil constitutionnel le 21 mai 2026** : les **25 zones existantes demeurent**, avec les restrictions **Crit'Air 3** en vigueur dans le Grand Paris et à Lyon et une amende à 135 € pour un poids lourd. Côté matériel, le [règlement européen 2024/1610](https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1610/oj) impose aux **constructeurs** -45 % d'émissions sur les camions neufs en 2030, -65 % en 2035 et -90 % en 2040 : **l'offre électrique s'élargit**, et le diesel neuf n'ira pas en s'appréciant à la revente. Anticiper le renouvellement fait partie du plan de réduction autant que du plan d'investissement, comme le détaille notre guide [comment réduire son Bilan Carbone®](/blog/comment-reduire-bilan-carbone-entreprise/).

## Ce qu'il faut retenir

Le Bilan Carbone® d'un transporteur est l'un des plus rapides à établir et l'un des plus rentables commercialement : **les données existent**, la hiérarchie est claire, et **le résultat se vend**.

- **Le gazole domine** : 60 à 80 % des émissions d'une flotte propre, calculées à 3,10 kg de CO₂e par litre, production comprise.
- **Les factures suffisent pour démarrer** : cartes carburant, énergie des sites et fiches du frigoriste couvrent l'essentiel de la collecte.
- **Sous-traitance et kilomètres à vide font la crédibilité du chiffre** : 17,5 % des kilomètres se roulent à vide et s'imputent aux trajets chargés.
- **Le résultat attendu par les clients est un ratio** : des kgCO₂e par tonne-kilomètre, au format ISO 14083 qui devient la référence européenne.
- **En 2026, la mesure est financée** : Diag Décarbon'Action à 6 000 € de reste à charge, CEE pour l'écoconduite et la télématique, fiche bonifiée pour l'électrique.

La suite logique dépend de votre situation : vérifier si vous êtes soumis au [BEGES réglementaire](/blog/beges-obligatoire-guide-conformite/), cadrer le budget avec notre [guide des prix](/blog/combien-coute-bilan-carbone/), ou attaquer directement le [plan de réduction](/blog/comment-reduire-bilan-carbone-entreprise/).

## Questions fréquemment posées

## Questions fréquentes

### Combien de CO₂ émet un camion de 40 tonnes par kilomètre ?

De l'ordre de **0,9 à 1,1 kg de CO₂e par kilomètre** en charge, selon la consommation réelle (**28 à 34 L/100 km**) et le facteur complet de **3,10 kg de CO₂e par litre** de gazole. Rapportée au service rendu, la valeur par défaut réglementaire 2026 d'un ensemble articulé 34-40 t est de **0,0875 kg de CO₂e par tonne-kilomètre**.

### Un transporteur est-il obligé de faire un Bilan Carbone® ?

Le bilan réglementaire BEGES ne s'impose qu'aux entreprises de **plus de 500 salariés**, tous les **4 ans**. En revanche, l'information CO₂ par prestation est obligatoire pour tout transporteur depuis 2013 (article L.1431-3 du code des transports) et sanctionnée jusqu'à **3 000 €** depuis le **1er janvier 2025**. Le Bilan Carbone® volontaire reste le moyen le plus sûr de produire ces chiffres proprement.

### Quelle différence entre l'information GES obligatoire et un Bilan Carbone® ?

L'information GES est un **chiffre par prestation**, communiqué au client, calculable avec des valeurs par défaut. Le Bilan Carbone® couvre **l'organisation entière, scopes 1, 2 et 3**, et sert de base au plan de réduction. Les deux se nourrissent : un bilan bien fait permet de passer des forfaits réglementaires aux données réelles, plus flatteuses pour une flotte bien gérée.

### Combien coûte un Bilan Carbone® pour une PME de transport ?

Entre **8 000 et 12 000 € HT** pour une PME mono-site en flotte propre, **12 000 à 20 000 € HT** avec plusieurs sites, du froid et une sous-traitance importante. Le Diag Décarbon'Action ramène le reste à charge à **6 000 € HT** pour **12 jours d'accompagnement**, sous conditions d'éligibilité (moins de 500 salariés, premier bilan).

### Comment compter les transports sous-traités dans le bilan ?

Ils entrent au scope 3, celui des émissions indirectes. En pratique : demander l'information CO₂ au sous-traitant, qui a **l'obligation légale de la fournir**, et à défaut appliquer les **valeurs par défaut réglementaires** de la Base Empreinte. Passer des forfaits aux données réelles du confrère affine le bilan et, le plus souvent, l'améliore.

### Le B100 réduit-il vraiment les émissions ?

Oui, d'environ **61 %** par rapport au gazole en analyse de cycle de vie selon la **Base Empreinte**, hors effets indirects d'usage des sols qui font débat entre experts. Il est réservé aux **flottes captives** disposant de leur propre cuve, et son avantage fiscal a été préservé par la loi de finances 2026. Le HVO à base d'huiles usagées fait mieux encore, sous réserve de traçabilité de l'approvisionnement.

## Sources

- [Base Empreinte ADEME - facteurs gazole B7 (2,49 / 3,10 kgCO₂e/L), B100, HVO, bioGNV, électricité France](https://base-empreinte.ademe.fr)
- [Article L.1431-3 du code des transports - information GES obligatoire des prestations de transport](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031066016)
- [Ministère de la Transition écologique - information GES des prestations de transport (méthode, 4 niveaux, valeurs par défaut)](https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/information-ges-prestations-transport)
- [Règlement (UE) 2026/1030 CountEmissions EU - harmonisation des calculs d'émissions de transport sur ISO 14083](https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2026/1030/oj)
- [Règlement (UE) 2024/1610 - normes CO₂ des véhicules lourds neufs (-45 % 2030, -65 % 2035, -90 % 2040)](https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1610/oj)
- [Conseil constitutionnel, décision n° 2026-903 DC du 21 mai 2026 - censure de la suppression des ZFE](https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2026/2026903DC.htm)
- [Bpifrance - Diag Décarbon'Action (conditions 2026)](https://diag.bpifrance.fr/diag-decarbon-action)
- [BOFiP - suramortissement des poids lourds à faibles émissions (art. 39 decies A du CGI)](https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/10079-PGP.html/identifiant=BOI-BIC-BASE-100-20-20250730)
- [Ministère de la Transition écologique - bonifications CEE véhicules électriques lourds (arrêté du 18 mai 2026)](https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/bonifications-vehicules-electriques)
- [Eurostat, enquête TRM - part des véhicules-kilomètres à vide du pavillon français (17,5 % en 2024)](https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/product/view/road_go_ta_vm)

## Articles connexes

- https://projetcelsius.com/blog/beges-obligatoire-guide-conformite/
- https://projetcelsius.com/blog/scope-3-bilan-carbone-guide-complet/
- https://projetcelsius.com/blog/combien-coute-bilan-carbone/

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**À propos de Projet Celsius**

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