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title: "Passeport numérique produit : qui peut fiabiliser les données environnementales ?"
description: "Le fabricant répond seul des données d'un passeport numérique produit (DPP). Plateforme, sauvegarde, organisme notifié : qui fait quoi, et lequel choisir."
canonical: https://projetcelsius.com/blog/passeport-numerique-produit-prestataire/
author: "Guillaume Pakula"
datePublished: 2026-10-18
dateModified: 2026-10-18
language: fr
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# Passeport numérique produit : quel prestataire choisir ?

**Auteur** : Guillaume Pakula
**Publié le** : 2026-10-18
**Rubrique** : Guide pratique
**Temps de lecture** : 9 min
**URL canonique** : https://projetcelsius.com/blog/passeport-numerique-produit-prestataire/
**Source** : Projet Celsius (https://projetcelsius.com) - cabinet de conseil en stratégie carbone, bureau d'études d'ingénieurs-docteurs basé à Paris et Marseille.

> Les données environnementales d'un passeport numérique produit restent à la charge de l'entreprise qui le met sur le marché : le [règlement européen sur l'écoconception](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=OJ:L_202401781) les veut **exactes, complètes et à jour**, et aucun prestataire n'en répond à sa place. Un tiers n'est imposé que dans 2 cas : la **copie de sauvegarde**, chez un prestataire indépendant, et la **vérification par un organisme notifié** quand le texte du produit la prévoit, comme pour l'empreinte carbone des batteries. Aucun barème public ne fixe le prix de ces prestations.

Autour d'un même passeport numérique produit, le règlement européen sur l'écoconception fait intervenir jusqu'à **5 acteurs**. Les **fournisseurs** transmettent leurs données, le **fabricant** calcule ou fait calculer les valeurs et **en répond seul**, un **organisme notifié** les vérifie quand les règles du produit l'imposent. Un **prestataire de services** garde une copie du passeport, et les **autorités** contrôlent.

Le mot « prestataire DPP » recouvre donc des métiers qui ne rendent pas le même service. Le bon interlocuteur dépend de la question posée : **calculer une valeur, la prouver, ou la garder** disponible pendant toute la vie du produit. La méthode de calcul elle-même est traitée dans notre article sur [la méthode de calcul des données du passeport](/blog/dpp-methode-calcul-environnemental/).

## Qui fait quoi dans un passeport numérique ?

Le [passeport numérique produit](/blog/passeport-numerique-produit-dpp-industriels/) vient du [règlement européen sur l'écoconception, dit ESPR](/blog/espr-ecodesign-sustainable-products-regulation-guide/), dont chaque acte délégué précisera, famille par famille, **qui crée le passeport et qui peut le mettre à jour**.

### Le fabricant, seul responsable des données

L'article 9 de l'ESPR pose la règle : les données du passeport sont « **exactes, complètes et à jour** ». L'article 27 en charge **le fabricant**. Avant la mise sur le marché, il applique la procédure d'évaluation de la conformité prévue par l'acte délégué, établit la **documentation technique** et la déclaration UE de conformité, puis les conserve **10 ans**.

Il peut confier le calcul à un bureau d'études, l'hébergement à un éditeur ou l'enregistrement à un tiers, mais **la responsabilité ne suit pas**. Le [règlement d'exécution sur le registre](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=OJ:L_202601778) le dit pour l'enregistrement : l'opérateur qui autorise un tiers à agir en son nom « **reste pleinement responsable** ».

### Les fournisseurs, tenus de répondre si l'acte le prévoit

La plupart des données d'un passeport naissent chez les fournisseurs : la composition d'une mousse, l'origine d'un acier, l'électricité d'une filature. L'article 38 de l'ESPR leur donne 3 obligations, **quand l'acte délégué du produit le prévoit** :

- Ils fournissent gratuitement, sur demande, les informations disponibles sur ce qu'ils livrent, au fabricant, aux organismes notifiés et aux autorités nationales compétentes.
- À défaut d'information, ils laissent le fabricant évaluer leurs produits ou leurs services, et lui donnent accès aux documents et aux installations concernés.
- Ils permettent aux organismes notifiés et aux autorités de contrôler l'exactitude des informations qui portent sur leurs propres activités.

Tant qu'aucun acte n'a activé ces obligations pour un produit, **seul le contrat d'achat** fait répondre un fournisseur, comme pour [les données carbone qu'un client réclame](/blog/client-demande-donnees-carbone-reponse/).

### Le prestataire de services de passeport

> **Note** : L'ESPR le définit comme une personne « qui est un tiers indépendant », autorisée par l'opérateur qui met le produit sur le marché. Il traite les données du passeport pour les mettre à disposition de ceux qui y ont droit : clients, réparateurs, recycleurs, autorités (article 2, point 32).

Le fabricant peut **conserver lui-même son passeport** ou le confier à un tel prestataire. Une règle ne se discute pas : il met à disposition une **copie de sauvegarde** de la version la plus à jour par l'intermédiaire d'un prestataire de services (articles 10 et 27). Le passeport doit rester accessible **même après une faillite** de l'opérateur, et le prestataire ne peut **ni vendre ni réutiliser les données** au-delà de son service, sauf convention spécifique avec l'opérateur (article 11).

Les exigences pour devenir prestataire, et le cas échéant un système de certification, viendront d'un acte de la Commission dont [l'adoption est prévue au **4e trimestre 2026**](https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/14382-Digital-product-passport-rules-for-service-providers_en) , sans projet publié au 17 octobre 2026. Le registre européen prévoit une liste de prestataires « vérifiés », mais ce statut prouve **leur identité**, pas la qualité de leur service.

> Une plateforme de passeport garde la donnée intacte et disponible, elle ne dit rien de sa justesse.

## Un tiers doit-il vérifier les données ?

**Pas en règle générale.** L'ESPR laisse à l'acte délégué de chaque produit le choix de la procédure d'évaluation de la conformité, et donc la décision de **faire intervenir un tiers ou non** (article 4, paragraphe 5).

### Le module choisi par l'acte délégué

La procédure la plus légère est le **module A**, le contrôle interne de la production : le fabricant « assure et déclare, **sous sa seule responsabilité** » que son produit respecte l'acte délégué (annexe IV). Les **modules B à H1** font intervenir un organisme notifié, qui certifie le produit ou le système qualité de l'usine. L'article 43 demande à la Commission de choisir selon le type de produit, les exigences et les risques.

Au 17 octobre 2026, **aucun acte délégué d'écoconception par produit** n'est publié au Journal officiel : seul le règlement délégué (UE) 2026/296, sur les invendus, complète l'ESPR. **Personne ne sait encore** si l'empreinte d'un vêtement ou [d'un meuble](/blog/espr-dpp-ameublement-ce-qui-arrive/) passera par un tiers, et le [calendrier de l'ESPR et du passeport](/blog/ecoconception-reglementaire-espr-dpp-calendrier/) donne l'ordre de passage prévu.

### Les batteries et la construction, 2 cas déjà écrits

Le [règlement batteries](/blog/reglement-batterie-europe-2023-1542-guide/) a tranché pour [l'empreinte carbone](/blog/empreinte-carbone-batterie-hotspots-leviers/) **et le contenu recyclé** : son article 17 n'admet que les **modules D1 ou G**, tous 2 avec organisme notifié. La déclaration d'empreinte attend encore son acte de calcul, **en projet au 17 octobre 2026**, alors que le [passeport de ces batteries](/blog/batterie-amovible-passeport-batterie-2027/) arrive le **18 février 2027**. [La revue indépendante d'une ACV de batterie](/blog/acv-batterie-revue-independante/) détaille ce que l'organisme vérifie.

Le [règlement sur les produits de construction](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=OJ:L_202403110) a créé un système **3+** : un organisme notifié y valide **les données d'entrée, les hypothèses et le calcul** environnemental du fabricant, puis inspecte l'usine. Ses actes d'application diront quels produits y passent.

### Ce que contrôlent les douanes et les autorités

Une fois le registre européen relié à leurs systèmes, les douanes vérifieront **l'identifiant du produit** et son code de marchandise. La mise en libre pratique « n'est pas réputée constituer **une preuve de conformité** » (article 15). Le registre ne contrôle que la forme des données. Leur **exactitude matérielle** relève des autorités de surveillance du marché, qui peuvent, en cas de non-conformité, **faire payer à l'opérateur le coût des essais** (article 66). Une erreur dans un passeport se découvre donc **après la mise sur le marché**.

## Que peut attester chaque acteur du passeport ?

Les textes découpent la fiabilité en **garanties distinctes** : une valeur juste, des données d'entrée réelles, une donnée à jour, un passeport intact et disponible, un produit enregistré. Chacune a son garant, et le tableau ci-dessous montre qu'**aucun acteur ne les couvre toutes**.

### Ce qu'un vérificateur atteste

Un organisme notifié, ou un vérificateur choisi volontairement, atteste qu'une valeur respecte une méthode, **sur un périmètre et à une date**. Pour une batterie, c'est **un modèle dans une usine donnée** ; pour une [empreinte carbone vérifiée à la demande d'un client](/blog/empreinte-carbone-produit-verification/), c'est le périmètre écrit dans la déclaration. Son avis **ne couvre ni les autres modèles** du catalogue, ni la version suivante du produit.

Son indépendance est écrite. Un organisme notifié ne peut être ni le concepteur ni le fournisseur du produit qu'il évalue, et l'article 52 lui interdit les activités qui menaceraient son jugement, « en particulier » **les services de conseil**. Le bureau d'études qui a calculé une empreinte **ne peut donc pas la valider**, pas plus qu'une [revue critique d'ACV](/blog/revue-critique-acv-choisir-expert-independant/) ne se confie à son auteur.

### Les promesses qui ne garantissent rien

Certaines formules commerciales **n'ont pas de base dans les textes** au 17 octobre 2026. Elles se repèrent à leur formulation :

- Une plateforme « certifiée ESPR » ou un « certificat DPP » : le système de certification des prestataires n'existe pas encore, et le statut « vérifié » du registre ne porte que sur l'identité.
- Une plateforme qui « garantit la conformité » des données : elle peut garantir l'intégrité et la disponibilité du passeport, pas la justesse d'une empreinte qu'elle n'a pas calculée.
- Une revue critique selon la norme ISO 14044 présentée comme une vérification réglementaire : elle ne remplace pas l'organisme notifié quand l'acte délégué en exige un.

## Comment choisir les bons prestataires ?

Un passeport fait appel à 3 métiers qui se choisissent sur des critères différents. Les garder distincts **garantit l'indépendance**, et c'est une obligation quand un organisme notifié intervient.

### Le bureau d'études qui calcule

Il doit connaître la méthode que l'acte délégué imposera, le plus souvent la [méthode européenne PEF](/blog/pef-acv-empreinte-carbone-produit-methode/) et ses règles par catégorie de produits, et savoir travailler avec **les données des fournisseurs** plutôt qu'avec des moyennes. Son rapport doit pouvoir **entrer tel quel dans la documentation technique**, avec [les bases de données citées et leur version](/blog/ef-3-1-expiration-guidance-commission-2026-base-donnees-pef/).

### La plateforme et le prestataire de services

La plateforme met en forme et diffuse le passeport ; la copie de sauvegarde passe par **un prestataire de services indépendant**. L'ESPR exige des données transférables « **sans dépendance à l'égard des fournisseurs** » (article 10) et un passeport disponible **pendant toute la durée de vie** du produit. Un passeport conforme aux **6 normes européennes** citées au Journal officiel le 15 juillet 2026 (EN 18216 et EN 18219 à EN 18223) est présumé respecter ces exigences (article 41).

### Le vérificateur

Pour une vérification réglementaire, **seul un organisme notifié** au titre du texte du produit convient. Pour une vérification volontaire demandée par un client, **un vérificateur indépendant** de celui qui a calculé et compétent dans le secteur suffit, comme pour [une FDES ou un PEP](/blog/fdes-pep-choisir-verificateur-habilite/) ou pour [l'audit des allégations environnementales](/blog/audit-empco-choisir-prestataire/). Les questions à poser sont les mêmes pour les 3 prestataires :

- Sur quel périmètre exact porte le travail : un modèle, un lot, une usine ou une famille de produits, et à quelle date de référence ?
- Quelle méthode et quelle version sont appliquées, et que se passera-t-il quand l'acte délégué du produit sera publié ?
- Qui a calculé et qui vérifie, et les 2 personnes ou les 2 entreprises sont-elles indépendantes l'une de l'autre ?
- Comment récupère-t-on toutes les données, dans un format ouvert, en cas de changement de plateforme ou de cessation d'activité du prestataire ?
- Que devient la donnée au-delà du service, et le contrat interdit-il expressément sa revente ou sa réutilisation ?

Côté budget, le calcul suit [le prix d'une ACV](/blog/combien-coute-acv/) : de l'ordre de **5 000 à 10 000 € HT** pour une ACV simplifiée et de **10 000 à 25 000 € HT** pour l'ACV complète d'un produit courant. Ce sont des ordres de grandeur constatés en 2026, sans barème officiel, et une [première ACV produit](/blog/eco-conception-produit-premiere-acv/) sert ensuite de base aux suivantes. Pour la plateforme, la sauvegarde et l'organisme notifié, **aucun barème public** n'existe : **seuls des devis sur le même périmètre** se comparent.

## Que préparer pour que les données tiennent ?

Un passeport fiable se construit **avant le choix de l'outil**, dans la façon dont chaque valeur est documentée. La fiche ci-dessous, construite sur une chaise fictive, montre ce qu'une valeur doit porter pour résister à une vérification ou à un contrôle.

### La chaîne de preuve

**Chaque valeur renvoie à sa source** : la déclaration du fournisseur, le relevé du compteur, la base de données et sa version. Ces pièces entrent dans la documentation technique, conservée **10 ans** après la mise sur le marché. Les dossiers qui bloquent une vérification ont presque toujours le même défaut : **un chiffre juste dont plus personne ne sait d'où il vient**. Le même travail se fait déjà pour [le dossier technique des emballages](/blog/dossier-technique-ppwr-preuves-fournisseurs/). Chaque valeur se relie aussi aux événements qui la font recalculer, car une donnée exacte au lancement peut **devenir fausse au 2e lot** (article 27).

### Les clauses fournisseurs

En attendant que l'acte délégué active l'article 38, **le contrat d'achat** fait le travail. 4 clauses évitent la plupart des trous, et [la vérification des données fournisseurs](/blog/scope-3-verifier-donnees-fournisseurs/) se fait ensuite sur pièces :

- La transmission des données environnementales du composant, dans un format convenu, à chaque nouvelle référence puis à chaque mise à jour annuelle.
- Un droit d'accès aux documents et aux sites pour le fabricant, pour son vérificateur et, le cas échéant, pour l'organisme notifié.
- L'obligation de prévenir avant un changement de matière, de sous-traitant, de procédé ou de source d'électricité sur le site de production.
- La conservation des justificatifs pendant toute la durée de conservation de la documentation technique du produit, soit 10 ans en règle générale.

Pour nous, au Projet Celsius, la question utile à poser à une plateforme n'est pas « êtes-vous conformes ? » mais « **que garantissez-vous, et sur quoi ?** ». Nous recommandons de **séparer les 3 rôles** : un calcul documenté par un bureau d'études, une vérification par un tiers qui n'a pas calculé, une sauvegarde réversible chez un prestataire indépendant. Le chantier le plus long reste celui des **données fournisseurs**, et il commence avant le choix de l'outil, ce que notre [offre passeport numérique](/offres/passeport-numerique-dpp/) organise dès le cadrage.

## Ce qu'il faut retenir

- Le fabricant répond seul de l'exactitude des données du passeport, même quand il confie le calcul, l'hébergement ou l'enregistrement à un tiers.
- Le prestataire de services de passeport est un tiers indépendant qui garde une copie de sauvegarde ; il garantit l'intégrité et la disponibilité, pas la justesse.
- Un organisme notifié n'intervient que si les règles du produit l'imposent : c'est déjà écrit pour l'empreinte carbone des batteries.
- Celui qui a calculé une valeur ne peut pas la vérifier, et le statut « vérifié » du registre européen ne porte que sur l'identité du prestataire.
- La fiabilité se prépare dans la chaîne de preuve et les contrats fournisseurs, avant le choix de la plateforme.

Pour savoir si et quand votre produit aura un passeport, notre [outil en 2 minutes](/outils/etes-vous-concerne-par-le-dpp/) et le [guide du passeport numérique](/blog/passeport-numerique-produit-dpp-industriels/) font le point famille par famille.

## Questions fréquentes

### Une plateforme DPP peut-elle certifier mes données ?

Non. Une plateforme met en forme, héberge et diffuse le passeport ; elle peut garantir l'intégrité et la disponibilité des données, pas leur justesse. L'exactitude reste à la charge du fabricant, et seule une vérification par un organisme notifié, quand l'acte délégué du produit l'impose, l'atteste devant les autorités.

### Qu'est-ce qu'un prestataire de services de passeport numérique ?

C'est un tiers indépendant, autorisé par l'opérateur qui met le produit sur le marché, qui traite les données du passeport pour les rendre accessibles à ceux qui y ont droit. Le fabricant doit lui confier une copie de sauvegarde de la dernière version. Les règles détaillées de ce métier viendront d'un acte de la Commission prévu fin 2026.

### Faut-il un organisme notifié pour le passeport numérique ?

Pas en règle générale. Chaque acte délégué choisit la procédure d'évaluation de la conformité : le contrôle interne par le fabricant, ou un module avec organisme notifié. Pour l'empreinte carbone et le contenu recyclé des batteries, le règlement de 2023 prévoit déjà un organisme notifié, même si la déclaration d'empreinte attend encore son acte de calcul.

### Le cabinet qui a calculé l'empreinte peut-il aussi la vérifier ?

Non. Un organisme notifié doit être indépendant du produit qu'il évalue et s'interdit les services de conseil. Pour une vérification volontaire, les clients et les programmes de vérification attendent la même séparation : celui qui calcule et celui qui vérifie sont 2 entreprises distinctes.

### Mes fournisseurs sont-ils obligés de me transmettre leurs données ?

Seulement si l'acte délégué du produit active l'article 38 de l'ESPR : ils devront alors fournir gratuitement les informations disponibles et ouvrir leurs sites aux contrôles. D'ici là, c'est le contrat d'achat qui fixe ce qu'ils transmettent, sous quel format et à quel rythme.

### Combien coûte un prestataire de passeport numérique ?

Aucun barème public n'existe au 17 octobre 2026 pour les plateformes, la sauvegarde ou les organismes notifiés. Le prix dépend du nombre de références, du niveau du passeport (modèle, lot ou article) et de la durée de conservation. Le calcul d'empreinte suit le prix d'une ACV, de 5 000 à 10 000 € HT pour une ACV simplifiée.

## Sources

- Parlement européen et Conseil, [règlement (UE) 2024/1781 du 13 juin 2024 établissant un cadre pour la fixation des exigences en matière d'écoconception applicables aux produits durables](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=OJ:L_202401781), JO L du 28 juin 2024 : articles 2, 4, 9, 10, 11, 15, 27, 38, 43, 52, 66 et annexe IV.
- Commission européenne, [règlement d'exécution (UE) 2026/1778 du 16 juillet 2026 sur le registre des passeports numériques de produit](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=OJ:L_202601778), JO L du 17 juillet 2026 : considérants 3 et 16, articles 5 et 19.
- Commission européenne, [initiative « Digital product passport - rules for service providers »](https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/14382-Digital-product-passport-rules-for-service-providers_en), Have your say, consultée le 17 octobre 2026.
- Parlement européen et Conseil, [règlement (UE) 2023/1542 du 12 juillet 2023 relatif aux batteries et aux déchets de batteries](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32023R1542), JO L 191 du 28 juillet 2023 : articles 17 et 77.
- Parlement européen et Conseil, [règlement (UE) 2024/3110 du 27 novembre 2024 établissant des règles harmonisées pour la commercialisation des produits de construction](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=OJ:L_202403110) : annexe IX, système 3+.
- Commission européenne, [décision d'exécution (UE) 2026/1736 du 14 juillet 2026 relative aux normes harmonisées concernant les passeports numériques de produit](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=OJ:L_202601736), JO L du 15 juillet 2026.
- Commission européenne, [règlement délégué (UE) 2026/296 du 9 février 2026](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=OJ:L_202600296), dérogations à l'interdiction de destruction des produits de consommation invendus, JO L du 22 avril 2026.

## Articles connexes

- https://projetcelsius.com/blog/passeport-numerique-produit-dpp-industriels/
- https://projetcelsius.com/blog/dpp-methode-calcul-environnemental/
- https://projetcelsius.com/blog/acv-batterie-revue-independante/

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