Par Sébastien Pierfederici · Publié le 9 avril 2026 · Mis à jour le 27 juillet 2026
Ecobalyse est l'outil gratuit et open source de l'ADEME qui calcule le coût environnemental d'un vêtement, dans le cadre de l'affichage environnemental textile. À partir du 1er octobre 2026, n'importe quel tiers peut publier ce score à votre place, en comblant les données qui lui manquent par des valeurs par défaut défavorables par construction. Ce guide explique comment l'outil fonctionne, ce que change le coefficient de durabilité et comment éviter que les valeurs par défaut parlent pour vous.
Les points clés à retenir
Avant d'entrer dans la mécanique d'Ecobalyse, voici à quoi ressemble le coût environnemental d'un vêtement tel qu'une marque peut l'afficher, en magasin ou en ligne, depuis le 1er octobre 2025. L'étiquette officielle compte 3 éléments : la mention « Coût environnemental », le nombre de points d'impact du produit et ce même nombre rapporté à 100 g.
Derrière ce chiffre unique, le calcul est dense : 16 indicateurs du PEF européen complétés par 2 indicateurs français, un coefficient de durabilité propre à la France et des valeurs par défaut majorantes quand l'information fournisseur manque. Ces indicateurs suivent la méthode de caractérisation européenne EF 3.1 ; les données de calcul sont publiées dans la Base Empreinte de l'ADEME et proviennent pour l'essentiel d'ecoinvent 3.9.1. La seule version réglementaire en vigueur est la v7.0.0, indépendamment de la bascule vers de nouvelles bases ACV engagée au niveau européen.
Ecobalyse est l'outil officiel français qui calcule le coût environnemental d'un vêtement. Développé par l'ADEME et le CGDD (Commissariat général au développement durable) et hébergé par beta.gouv, il est gratuit et en ligne sur ecobalyse.beta.gouv.fr. Son code source est public sur GitHub, ce qui permet à chacun de vérifier les formules. La page d'accueil illustre le résultat par une étiquette « Coût environnemental » en points d'impact (930 Pts sur l'image d'exemple) : c'est ce type de chiffre que les marques peuvent afficher sur leurs vêtements depuis le 1er octobre 2025.
Pour qui connaît Yuka dans l'alimentation, la logique est proche, à une différence près : Ecobalyse est l'outil de l'État, et le score qu'il produit a une valeur réglementaire.
Tout part de la loi Climat et résilience de 2021, qui prévoit un affichage environnemental des vêtements vendus en France, une première mondiale. Ecobalyse a été construit entre 2021 et 2025 pour calculer ce score. Notifiés à la Commission européenne en février 2025, le décret n° 2025-957 et l'arrêté du 6 septembre 2025 ont fixé le cadre réglementaire, en vigueur depuis le 1er octobre 2025.
L'enjeu dépasse la France. L'Union européenne prépare, dans le cadre du règlement ESPR adopté en 2024, un acte délégué textile dont l'adoption est prévue vers 2027 ; il pourrait déboucher sur une information environnementale harmonisée à l'échelle des Vingt-Sept, mais aucun texte ne fixe à ce jour d'obligation d'affichage ni d'échéance. La méthode européenne n'est pas encore arbitrée, et plusieurs sources concordantes indiquent qu'Ecobalyse fait figure de favori comme modèle de référence. Pour le détail des règles d'affichage en France, voir notre guide complet de l'affichage environnemental textile.
Toute marque qui vend des vêtements neufs ou remanufacturés aux consommateurs en France peut afficher ce score, à titre volontaire, des grandes marques internationales aux petites marques françaises, en passant par les pure players du e-commerce et les enseignes physiques. Il n'y a ni seuil de chiffre d'affaires ni exemption pour les TPE et PME, ce qui est rare pour un dispositif environnemental.
À partir du 1er octobre 2026, si une marque ne publie pas elle-même le score de ses produits, n'importe qui peut le calculer avec Ecobalyse et le publier à sa place, avec un résultat souvent défavorable, les valeurs par défaut comblant les données manquantes, comme on le verra plus loin.
Le plus simple pour comprendre Ecobalyse est de suivre une saisie. Cliquez sur « Simuler un produit textile » depuis la page d'accueil. L'interface propose 2 modes : réglementaire (le score conforme au décret) et exploratoire (pour tester des scénarios). Prenons une marque française qui veut calculer le score de son t-shirt en coton fabriqué au Portugal. L'outil pose 4 questions, toujours les mêmes.
Ecobalyse affiche le résultat en quelques secondes : un score total (par exemple 1 558 Pts pour un t-shirt en coton avec les valeurs par défaut) et une répartition par étape du cycle de vie sous forme de barres : matières premières (environ 39 %), transformation (environ 39 %), transport, distribution, utilisation, fin de vie. C'est ce chiffre qu'une marque peut afficher sur l'étiquette. La saisie complète d'un premier produit prend entre 30 minutes et 2 heures, selon ce que vous savez de vos fournisseurs.
Une nuance importante sur les matières. Le coton recyclé améliore le score de manière nette (matière récupérée sans culture nouvelle). Le polyester recyclé, en revanche, améliore moins qu'on pourrait le croire : le procédé de retraitement consomme beaucoup d'énergie. C'est une des premières surprises pour les marques qui découvrent l'outil, et un bon exemple de ce que l'ACV permet de quantifier là où l'intuition trompe.
Prenons un score de 1 200 Pts. Pour savoir s'il est bon ou mauvais, il faut d'abord savoir qu'il se lit à l'inverse d'une note sur 100 : Ecobalyse compte des points d'impact, et plus le total est bas, meilleur est le produit.
Le score est une somme pondérée de 16 indicateurs environnementaux, dont le changement climatique, la consommation d'eau, l'épuisement des ressources et l'écotoxicité, auxquels s'ajoutent 2 compléments français. Nul besoin de comprendre la formule pour utiliser l'outil ; il suffit de retenir que le carbone n'est qu'une des dimensions mesurées. Pour aller plus loin sur la méthodologie PEF qui sous-tend ces indicateurs, voir notre guide PEF/ACV/empreinte carbone produit.
La France a aussi adapté la méthode. Elle double l'impact modélisé des molécules organiques dans l'écotoxicité de l'eau douce (teintures, apprêts), le textile étant l'un des plus gros pollueurs d'eau au monde, et ajoute 2 compléments absents du PEF : le rejet de microfibres plastiques au lavage et l'export des déchets textiles hors d'Europe. Ces 2 critères reflètent des enjeux propres à la fast fashion.
Voici, à titre purement illustratif, des ordres de grandeur relevés par Celsius sur Ecobalyse (valeurs illustratives, masse non précisée). Il n'existe aucune valeur de référence officielle par catégorie, et le score dépend fortement de la masse et des hypothèses saisies :
L'écart va d'environ 1 à 4 entre le meilleur et le pire t-shirt. Ces ordres de grandeur servent à situer un score à sa lecture, et montrent que les marges de manœuvre sont considérables.
Dans le simulateur, une ligne « Durabilité » affiche un coefficient, par exemple 0,67. C'est le coefficient de durabilité, un paramètre décisif pour le score d'une marque. Une fois le score brut calculé, la méthode française le divise par ce coefficient, compris entre 0,67 et 1,45, selon une formule publique :
Coût environnemental = Somme des impacts / Cdurabilité, où Cdurabilité = 0,67 + (1,45 - 0,67) × (0,5 × Iréparation + 0,5 × Igamme).
Un coefficient proche de 1,45 réduit le coût environnemental d'environ 30 % et avantage la marque ; un coefficient proche de 0,67 l'augmente d'environ 50 %. 2 marques qui vendent exactement le même t-shirt, mêmes matières et même usine, peuvent donc obtenir des scores qui diffèrent d'un facteur 2, uniquement à cause de leur profil.
Combien de références neuves différentes la marque propose-t-elle à la vente un même jour sur un segment donné (femme, homme, enfant, bébé, sous-vêtements) ? On retient le maximum observé. Les seuils sont publics et progressifs :
Attention : on compte les références proposées simultanément, pas les nouveautés mises en ligne chaque jour. Une marque artisanale qui propose 200 références à la fois est à l'opposé du spectre. Le dispositif est explicitement calibré pour pénaliser le renouvellement permanent des collections.
La marque facilite-t-elle la réparation ? Le calcul compare le coût moyen d'une réparation au prix de vente du vêtement neuf. Plus le ratio est bas, plus le bonus est élevé. Les coûts moyens de réparation sont fixés par catégorie :
Quand le ratio coût de réparation / prix de vente est inférieur à 33 %, le bonus est maximal. Au-delà de 100 % (réparation plus chère que le neuf), le bonus tombe à zéro. Pour les grandes entreprises, un deuxième critère entre en jeu : l'existence d'un service de réparation labellisé par l'éco-organisme Refashion. La pondération devient alors 66 % pour le ratio coût/prix et 33 % pour le service. Pour les PME et TPE, seul le ratio coût/prix compte - pas de pénalité pour l'absence de service de réparation.
Le coefficient de durabilité juge le modèle économique de la marque qui vend le vêtement, une approche sans précédent dans la réglementation environnementale.
Ce mécanisme, conçu explicitement pour pénaliser l'ultra fast fashion, rend Ecobalyse à la fois unique et controversé. Les marques visées l'ont contesté, et lors de la notification à Bruxelles en 2025, la Commission a demandé que le dispositif reste volontaire et contesté le critère de traçabilité, retiré depuis.
En saisissant un produit, vous tomberez vite sur des questions sans réponse, comme le pays exact de la filature, l'origine des matières ou la part de transport aérien. La plupart des marques ne connaissent pas ces données.
Pour les champs optionnels, Ecobalyse accepte une case vide et la remplace par une valeur par défaut, mais ces valeurs ne sont pas neutres : la méthode retient des hypothèses défavorables :
C'est le profil d'une marque d'ultra fast fashion, choisi pour qu'une marque ne puisse pas obtenir un bon score en cachant ses pires fournisseurs.
Chaque case laissée vide alourdit donc le score, souvent nettement : un produit saisi avec les seules valeurs par défaut peut afficher un score 30 à 60 % plus élevé que le même produit saisi avec des données spécifiques. L'écart tient uniquement aux données que la marque est allée chercher, ou non.
Pour chaque case optionnelle laissée vide, Ecobalyse retient une hypothèse défavorable : gamme de 100 000 références, filature en pays inconnu, avion fréquent hors Europe.
Le décret prévoit 2 phases :
Les valeurs par défaut étant défavorables par construction, le score publié risque d'être mauvais. La marque peut publier à tout moment son propre calcul, que le tiers doit alors reprendre dans un délai d'un mois ; encore faut-il qu'elle ait obtenu les données de fournisseurs qu'elle connaît parfois mal.
Ecobalyse est français, mais sa portée dépasse la France, et 3 signaux vont dans ce sens.
Premier signal : le règlement ESPR (Ecodesign for Sustainable Products Regulation), adopté en 2024, prévoit un acte délégué textile attendu vers 2027, avec une application plus tardive. Cet acte délégué fixera des exigences d'écoconception et un passeport numérique de produit (DPP) pour chaque vêtement vendu en Europe. Le DPP devra contenir des données environnementales calculées selon une méthode standardisée, qui reste à choisir.
Deuxième signal : le PEFCR Apparel & Footwear v3.1, la référence européenne pour le calcul de l'empreinte environnementale textile, a été validé en mai 2025. Ecobalyse reprend les catégories du PEF sans être une application de ce PEFCR : pondérations propres (écotoxicité portée à 21 %, toxicités humaines à 0), microfibres, export des déchets, coefficient de durabilité et chaussures exclues. Les industriels qui travaillent déjà avec Ecobalyse seront donc en terrain connu quand la méthode européenne sera finalisée.
Troisième signal : le règlement batteries, qui sert de pilote grandeur nature pour l'ESPR, a montré la voie. Déclaration d'empreinte carbone : acte délégué méthodologique (règles CFB-EV du JRC) en attente d'adoption formelle au 20 juillet 2026, obligation effective attendue mi-2027 ; DPP batterie en février 2027 (date fixe). Le même schéma devrait se reproduire pour le textile, avec Ecobalyse comme socle méthodologique probable. Les marques qui maîtrisent déjà l'outil partiront avec un avantage qui se mesurera en années de préparation.
Voici la séquence que nous recommandons, réaliste même avec des ressources limitées. Elle prend plusieurs mois, d'où l'intérêt de la lancer sans attendre qu'un tiers publie votre score.
Rendez-vous sur ecobalyse.beta.gouv.fr, cliquez sur « Simuler un produit textile » et choisissez un produit représentatif de votre catalogue, par exemple votre meilleure vente. Faites une saisie complète, même si vous devez accepter beaucoup de valeurs par défaut : à ce stade, le but est de découvrir les questions que pose l'outil plutôt que d'obtenir le bon score. Comptez 2 heures pour ce premier passage, à l'issue duquel vous saurez exactement quelles données vous manquent.
C'est le chantier le plus long. Pour chaque étape (filature, tissage, teinture, confection), il faut identifier le vrai fournisseur et collecter ce qui manque : pays de chaque étape, origine des matières, impression ou délavage, part de transport aérien. Beaucoup de marques redécouvrent à ce moment qu'elles ne connaissent pas leur chaîne au-delà du confectionneur final.
Cette remontée de données prend entre 3 et 6 mois selon la complexité du sourcing. C'est typiquement le moment où une marque se fait accompagner par un cabinet spécialisé. Le parallèle est frappant avec ce qu'on observe dans l'industrie : quand un assembleur de batteries lance sa première ACV produit, c'est la collecte fournisseurs qui concentre 80 % de l'effort.
On revient dans Ecobalyse et on remplace les valeurs par défaut par les vraies. Le score baisse, souvent de 20 à 40 %, parfois bien plus quand la marque renseigne aussi sa largeur de gamme et le pays de sa filature : dans notre exemple illustratif, le t-shirt coton confectionné au Portugal passe de 1 558 Pts avec les valeurs par défaut à 650 Pts. C'est ce score-là qui mérite d'être publié. Avant toute communication, il faut le déposer sur le portail officiel affichage-environnemental.ecobalyse.beta.gouv.fr, puis l'afficher selon la signalétique de l'arrêté et garder les justificatifs.
Le coût d'une première mise en place va de 15 000 à 80 000 euros selon la taille du catalogue et la complexité du sourcing. Pour les entreprises de moins de 250 salariés et de moins de 50 M€ de chiffre d'affaires, le Diag Éco-conception de Bpifrance et de l'ADEME finance 60 à 70 % d'un accompagnement de 18 jours, soit un reste à charge de 5 400 à 7 200 € HT. Il ne couvre qu'une partie de la démarche, mais reste un levier sous-utilisé.
Ecobalyse rend visible l'empreinte des vêtements vendus en France. Le score est calculable, l'affichage volontaire fonctionne depuis octobre 2025 et, à partir du 1er octobre 2026, un tiers peut publier votre score à votre place. Une marque qui ne fait rien laisse les valeurs par défaut, défavorables par construction, parler pour elle.
Le coefficient de durabilité est l'élément le plus original du dispositif : pour la première fois, une réglementation juge un produit selon le modèle économique de la marque qui le vend, et pas seulement selon ce qu'il contient. Calibré pour pénaliser la fast fashion, il pourrait préfigurer ce que l'Europe fera d'ici 2030. Les marques qui investissent dès maintenant dans la collecte de données fournisseurs prennent de l'avance.
Ce travail sert aussi ailleurs : la cartographie de supply chain réalisée pour Ecobalyse alimentera le DPP textile, les demandes scope 3 de vos donneurs d'ordre et toute démarche d'éco-conception sérieuse.
Non, l'affichage reste volontaire. Si vous communiquez le coût environnemental, vous devez suivre la méthode fixée par l'arrêté du 6 septembre 2025, que met en œuvre Ecobalyse, et déposer vos données sur le portail officiel avant toute communication. Et si vous communiquez un autre score portant sur un ou plusieurs impacts environnementaux de vos produits, afficher en parallèle le coût environnemental officiel devient obligatoire.
L'outil est gratuit, en accès libre sur ecobalyse.beta.gouv.fr. Le coût réel est dans le travail de collecte des données fournisseurs : de 15 000 à 80 000 euros pour une première mise en place, selon la taille du catalogue. Pour les entreprises de moins de 250 salariés, le Diag Éco-conception de Bpifrance finance 60 à 70 % d'un accompagnement de 18 jours, soit un reste à charge de 5 400 à 7 200 € HT, qui couvre une partie de cette démarche.
Comptez 30 minutes à 2 heures pour le tout premier produit, le temps de comprendre les questions. Pour les produits suivants de la même famille, on tombe à 10 ou 15 minutes - chaque référence de couleur compte comme un produit distinct. Côté profil : un chef de produit ou un responsable RSE qui connaît bien son sourcing peut faire la saisie sans être expert ACV ; l'œil d'un spécialiste apporte de la valeur surtout pour interpréter les résultats face à un audit.
Une ACV (Analyse de Cycle de Vie) ISO 14040 est un exercice scientifique normé qui peut prendre 3 à 6 mois et coûter 12 000 à 25 000 euros pour un seul produit. Ecobalyse est une calculatrice simplifiée, calée sur des données ACV génériques, qui produit un score réglementaire en quelques minutes. Les deux sont complémentaires : une ACV peut alimenter Ecobalyse avec des données de meilleure qualité.
Depuis le 1er octobre 2025, rien : la publication est volontaire. À partir du 1er octobre 2026, le décret autorise les tiers à publier les scores à votre place, calculés à partir des données disponibles ou estimées, souvent complétées par des valeurs par défaut. Si vous publiez ensuite votre propre calcul, le tiers doit reprendre votre score dans un délai d'un mois.
C'est l'hypothèse qui circule avec insistance dans la filière. Le règlement ESPR prévoit un acte délégué textile attendu vers 2027. La méthode européenne n'est pas encore arbitrée, mais Ecobalyse, qui reprend les catégories du PEF avec des adaptations françaises, est souvent cité comme modèle possible.
Ecobalyse est l'outil public et gratuit qui calcule le coût environnemental d'un vêtement vendu en France, dans le cadre de l'affichage environnemental textile. Développé par l'ADEME et le Commissariat général au développement durable, hébergé par beta.gouv, il est accessible sur ecobalyse.beta.gouv.fr et son code source est public. Le score, exprimé en points d'impact (plus il est bas, meilleur est le produit), agrège 16 indicateurs du PEF européen, complétés par 2 indicateurs français (microfibres plastiques, export des déchets textiles), puis il est divisé par un coefficient de durabilité propre à la marque.
Sur ecobalyse.beta.gouv.fr, choisissez « Simuler un produit textile » en mode réglementaire, puis répondez à 4 questions : le type de vêtement, la composition du tissu (matières, proportions, recyclé ou non), le pays de chaque étape (tissage ou tricotage, ennoblissement et confection obligatoires, filature facultative) et, si vous la connaissez, la part de transport aérien. L'outil affiche en quelques secondes un score total et sa répartition par étape du cycle de vie. Chaque case laissée vide reçoit une valeur par défaut pénalisante (gamme de 100 000 références, filature en pays inconnu, part d'avion élevée si la confection est hors Europe), d'où l'intérêt de réunir les données fournisseurs avant la saisie définitive.
Ecobalyse a 4 limites principales, à commencer par son périmètre : le score réglementaire porte sur les vêtements d'habillement, les chaussures, sacs et accessoires en étant exclus, sans calendrier d'extension publié. L'outil est ensuite paramétrique : il s'appuie sur des inventaires génériques et ne modélise pas les données ACV propres à chaque fournisseur. Ses valeurs par défaut, volontairement pénalisantes, peuvent alourdir un score de 30 à 60 % quand les données manquent. Enfin, la méthode peut évoluer : seule la v7.0.0 est réglementaire aujourd'hui, et après une nouvelle version, les marques ont 12 mois pour actualiser leurs scores.