Quelles sont les IA les plus polluantes ? Notre classement 2026

Quelles sont les IA les plus polluantes ? Notre classement 2026

Par Guillaume Pakula · Publié le 4 novembre 2026 · Mis à jour le 5 novembre 2026

Grok, l'IA d'Elon Musk, est la plus polluante des 10 assistants de notre classement, avec 87/100, devant Qwen d'Alibaba et Meta AI. Gemini, de Google, est la plus sobre (27/100), juste devant Vibe de Mistral AI. L'écart tient à 4 choix que l'éditeur fait pour vous : le modèle qui répond, la place donnée à l'image et à la vidéo, l'électricité des serveurs et ses efforts pour réduire l'empreinte.

Une IA pollue d'abord par les choix que son éditeur fait à votre place : le modèle qui répond, les usages que l'appli met en avant, l'électricité de ses serveurs et ce qu'il fait pour réduire son empreinte. Notre classement note ces 4 choix pour 10 assistants grand public. Chaque section reprend un critère et dit quelle IA fait mieux, et laquelle fait pire.

Quelle est l'IA la plus polluante en 2026 ?

Notre classement

Grok, l'assistant de xAI, est l'IA la plus polluante de notre classement, avec 87/100. Plus la note est haute, plus l'IA pollue. Gemini, de Google, est la plus sobre avec 27/100, juste devant Vibe de Mistral AI, à 28/100.

Qwen d'Alibaba, Meta AI et ChatGPT suivent Grok, entre 60 et 67. Perplexity, DeepSeek et Claude se tiennent entre 53 et 58. Copilot, à 47, se rapproche des 2 plus sobres sans les rejoindre. Chaque ligne du tableau se déplie sur la raison de sa note.

Le classement porte sur l'appli que vous ouvrez, avec le modèle qu'elle sert par défaut. Projet Celsius utilise plusieurs de ces assistants, dont Claude, avec lequel ce classement a été préparé, et leur applique la même grille.

Comment nous avons noté

Chaque assistant reçoit une note de 0 à 3 sur 4 critères, à partir de documents publics datés d'avant le 4 novembre 2026. La note est ensuite ramenée au poids du critère :

Un éditeur qui ne publie rien ne reçoit ni la meilleure ni la pire note sur la consommation d'une question : nous retenons ce que laissent penser la taille de ses modèles et ses usages. Ces notes sont un jugement d'expert, et le classement sera mis à jour quand un éditeur publiera de nouveaux chiffres.

Combien consomme une question ?

Une question rapide à un modèle courant consomme environ 0,3 Wh (wattheure), selon la Base IA de Projet Celsius, soit environ 2 minutes d'une ampoule LED de 10 W. C'est le critère qui pèse le plus dans la note, parce qu'il se répète à chaque usage. Notre article sur ce que consomme une question détaille ce calcul.

Selon l'IA

Gemini fait le mieux sur ce critère. Il répond par défaut avec Flash, son modèle léger, et Google a mesuré en production la question médiane : 0,24 Wh et 0,26 mL d'eau, l'équivalent de 9 secondes de télévision. Son étude d'août 2025 reste la seule mesure de ce type publiée par un éditeur.

Vibe vient juste après. Sa documentation l'écrit noir sur blanc : « Fast est le mode par défaut », et la réflexion s'active à la main. Mistral AI a publié en juillet 2025 la seule analyse de cycle de vie d'un éditeur d'IA, menée avec l'ADEME : 1,14 gCO2e par réponse d'une demi-page, fabrication des serveurs comprise.

ChatGPT tient le milieu. Depuis le 7 octobre 2026, il répond avec GPT-6, un modèle qui réfléchit avant de répondre. Les comptes gratuits reçoivent la version légère, Luna, et les abonnés Sol, dont le prédécesseur consommait 8 fois plus que le petit modèle par conversation, selon la base CLEER.

OpenAI ne publie qu'une phrase de son dirigeant : 0,34 Wh par requête moyenne, en juin 2025, sans méthode. Quand on lui a demandé ce que coûtaient les « s'il te plaît » et les « merci », Sam Altman a répondu « des dizaines de millions de dollars bien dépensés ». Notre article sur ce que consomme une requête ChatGPT fait le calcul.

Perplexity lance une recherche sur le web et lit plusieurs pages pour chaque question, avec un modèle qu'il choisit sans l'afficher aux comptes gratuits. Copilot, lui, sert des modèles d'OpenAI sans dire lesquels. Aucun des 2 ne publie ce que consomme une question.

Grok et Qwen font le pire. Alibaba met en avant des modèles géants, comme Qwen3.8 et ses 2 400 milliards de paramètres, les réglages appris par le modèle. Grok sert son modèle de pointe, Grok 4.6, jusqu'aux questions simples, par un mode Auto qui ne dit pas quel modèle il choisit.

Grok n'a pas 100/100 pour autant. Ni xAI ni aucun chercheur ne chiffre ce que consomme une question posée à Grok, et nous ne lui prêtons pas le pire : sa note sur ce critère reste à 2 sur 3, comme celle de Qwen.

Selon le modèle

Le choix du modèle compte plus que le choix de l'assistant. Selon la base CLEER, publiée en septembre 2026 par des chercheurs indépendants, une conversation avec Claude Opus 5 consomme environ 20 fois plus qu'avec Haiku 4.5, le plus léger. Chez OpenAI, l'écart entre le grand et le petit modèle est de 8.

Claude en donne l'exemple. Son modèle courant, Sonnet, consomme environ 0,83 Wh par conversation selon CLEER, et le plus léger, Haiku, 10 fois moins, accessible même aux comptes gratuits. Ce sont des estimations, avec une confiance faible pour plusieurs modèles. Notre article sur l'empreinte carbone de Claude rassemble celles qui existent.

Un modèle plus fort peut aussi consommer moins pour un même résultat. C'est notre constat avec Claude : il arrive au résultat avec moins d'allers-retours, donc moins de tokens, et un travail réussi du premier coup consomme moins qu'un travail refait 5 fois. Anthropic dit aussi qu'Opus 5.5 utilise moins de calcul qu'Opus 5 pour les mêmes tâches. Le bémol : personne n'a encore mesuré l'énergie par tâche réussie, et les agents de code, qui tournent parfois des heures, multiplient la consommation quel que soit le modèle.

DeepSeek a les modèles parmi les plus économes : V4-Flash ne fait travailler à chaque mot que 13 milliards de ses 284 milliards de paramètres. En janvier 2025, la sortie de DeepSeek-R1 a fait perdre à Nvidia 589 milliards de dollars de valeur en une séance, le marché croyant qu'une IA économe ferait baisser la demande de puces.

Le même modèle ne consomme pas autant partout. Selon l'étude « How Hungry is AI? » de l'université du Rhode Island, R1 consommait 4 fois plus chez DeepSeek que chez Microsoft : 29,1 Wh contre 7,4 par longue requête. Notre comparatif de ChatGPT, Claude et Gemini compare les modèles un à un.

Pourquoi les images et les vidéos pèsent-elles autant ?

Une image générée demande bien plus de calcul qu'un texte. Des chercheurs de Hugging Face et de l'université Carnegie Mellon l'ont mesuré en 2024 sur 88 modèles ouverts : générer une image consomme environ 60 fois l'énergie d'un texte généré. Aucun éditeur ne publie l'énergie d'une image ou d'une vidéo.

Grok fait le pire sur ce critère. Début février 2026, xAI annonçait 1,245 milliard de vidéos générées avec Grok Imagine en 30 jours, et l'assistant est à un clic dans le fil de X. Aucun autre assistant ne pousse autant la vidéo.

Ces mesures portent sur des modèles ouverts de 2023 et sur des images fixes. Une vidéo enchaîne des dizaines d'images par seconde, et les modèles des assistants sont plus gros. Notre article sur l'impact d'une vidéo générée par IA donne les ordres de grandeur.

Meta AI suit Grok de près. Meta AI s'invite dans WhatsApp, Instagram et Messenger sans qu'on le cherche, et l'appli propose depuis septembre 2025 Vibes, un fil sans fin de vidéos courtes entièrement générées par IA.

Qwen paie pour être utilisé. Le 6 février 2026, Alibaba a lancé dans l'appli une campagne de 3 milliards de yuans : un thé au lait offert, commandé par l'assistant. Plus de 10 millions de commandes ont suivi en 9 heures, et l'appli est tombée. L'assistant commande aussi sur Taobao et génère des vidéos.

ChatGPT pousse l'image. En mars 2025, la vague d'images dans le style du studio Ghibli a fait écrire à Sam Altman que les cartes graphiques d'OpenAI « fondaient ». En une semaine, plus de 130 millions d'utilisateurs ont créé 700 millions d'images. Notre article sur l'empreinte d'une image générée par IA chiffre ce geste.

Gemini a aussi ses excès : ses utilisateurs ont créé 5 milliards d'images en moins d'un mois avec Nano Banana en 2025. Google est pourtant le seul éditeur à dire ce qui coûte le plus. Sa page d'aide classe la vidéo et la recherche approfondie en coût « élevé », et la question simple en coût « très faible ».

Vibe et Claude font le mieux. Claude ne génère ni image ni vidéo, ce qui écarte d'emblée les usages les plus lourds. Vibe ne fait pas de vidéo, même s'il offre des images aux comptes gratuits. Les agents restent leur point faible : Anthropic a dû limiter en août 2025 les abonnés qui faisaient tourner son agent de code jour et nuit.

Où tournent les serveurs ?

La même question émet plus ou moins selon l'électricité du pays où tourne le serveur. En 2025, 1 kWh produit dans le monde émettait en moyenne 458 gCO2e (grammes d'équivalent CO2), selon Ember. Le chiffre tombe à 210 gCO2e dans l'Union européenne, près de 2 fois moins qu'aux États-Unis, et à 41 en France.

Le gaz aux États-Unis

Grok fait le pire sur ce critère, parce que xAI brûle du gaz au pied de ses serveurs. Colossus, son supercalculateur de Memphis, a été monté en 122 jours en 2024, dans une ancienne usine Electrolux. Pour l'alimenter, xAI a installé des turbines à gaz sur place : jusqu'à 35 y ont été vues en avril 2025, pour un permis accordé à 15 d'entre elles en juillet.

À Southaven, de l'autre côté de la frontière du Mississippi, la NAACP, grande association américaine de défense des droits civiques, accuse xAI d'avoir exploité 27 turbines sans permis fin 2025. Un juge fédéral a refusé fin octobre 2026 de classer la plainte.

Meta AI suit. Pour alimenter Hyperion, son campus de Louisiane, Meta a porté en mars 2026 sa commande à 10 centrales à gaz, soit 7,5 GW (gigawatts). Mark Zuckerberg disait en 2025 que le site couvrirait « une bonne partie de Manhattan ». À Prometheus, dans l'Ohio, Meta a installé des centres de données sous tente, alimentés par 2 centrales à gaz hors réseau.

Les serveurs de ChatGPT et de Claude tournent surtout aux États-Unis. Des turbines à gaz ont été autorisées sur le site Stargate d'OpenAI à Abilene, au Texas. Le prospectus d'introduction en bourse d'Anthropic, du 26 octobre 2026, annonce lui aussi des sites alimentés au gaz sur place.

DeepSeek et Qwen tournent surtout en Chine, où 1 kWh émet environ 525 gCO2e, plus que la moyenne mondiale de 458. Alibaba déclare 73,6 % d'électricité « propre » dans ses propres centres de données, sans dire comment il la compte. DeepSeek ne dit rien de la sienne.

Le nucléaire et l'Europe

Vibe fait le mieux sur ce critère. Ses données restent par défaut dans l'Union européenne, et Mistral AI a financé en mars 2026 un centre de calcul à Bruyères-le-Châtel, dans l'Essonne, sur le réseau français. Son ouverture n'est pas encore confirmée.

Gemini suit. Google publie la part d'électricité sans carbone heure par heure dans ses centres : 65 % en 2025, le chiffre le plus proche de la réalité physique. Les autres éditeurs comptent sur l'année, ce qui flatte leurs résultats.

Copilot vient ensuite. En septembre 2024, Microsoft a signé un contrat de 20 ans pour relancer un réacteur de Three Mile Island, la centrale de l'accident de 1979. Azure, son cloud, achète par ailleurs autant d'électricité renouvelable qu'il en consomme sur l'année.

Quels éditeurs font des efforts ?

Le dernier critère juge ce que l'éditeur fait pour réduire l'empreinte de son IA, et ce qu'il en publie. Le silence domine : selon l'indice de transparence de Stanford, 10 éditeurs sur 13 ne publient rien sur l'énergie, le carbone ou l'eau de l'entraînement de leur modèle phare.

Gemini fait le mieux sur ce critère. Entre mai 2024 et mai 2025, l'énergie d'une question a été divisée par 33, selon Google. Des modèles plus efficaces la divisent à eux seuls par 23, et un meilleur remplissage des machines fait le reste.

Google conçoit aussi ses propres puces pour l'IA, les TPU. Il a ses limites : ses émissions ont augmenté de 81 % depuis 2019, et sa mesure par question n'a été vérifiée par aucun tiers.

Microsoft et Meta publient des rapports complets, centre de données par centre de données, avec un objectif climat validé par la SBTi, l'initiative qui vérifie que les objectifs des entreprises suivent l'accord de Paris. Microsoft a conçu sa puce, Maia 200, mais ses émissions ont augmenté de 62 % depuis 2020, d'après son propre rapport.

Meta annonce que Muse Spark, son nouveau modèle, demande 10 fois moins de calcul que le précédent. Alibaba sait aussi être sobre : son système Aegaeon sert les mêmes modèles avec 82 % de cartes graphiques en moins, selon une publication de 2025. Il a pourtant retiré son engagement auprès de la SBTi.

Vibe est bien noté pour la seule analyse de cycle de vie d'un éditeur. Elle n'a jamais été mise à jour depuis juillet 2025, et Mistral ne publie aucun rapport d'émissions. Notre article sur les étapes où l'IA pollue en détaille les résultats.

OpenAI, DeepSeek et Anthropic restent au milieu. DeepSeek a raccourci ses réponses en octobre 2026, Anthropic dit son dernier grand modèle, Opus 5.5, « moins coûteux à servir », et OpenAI a rendu son service plus efficace en septembre 2026. Aucun des 3 ne publie de chiffre d'énergie.

Grok fait le pire, devant Perplexity. xAI ne publie aucun chiffre d'énergie, d'eau ni d'émissions, et l'indice de transparence de Stanford lui donne 14/100. Perplexity n'exploite aucun centre de données et ne publie rien non plus.

Que disent les autres évaluations ?

Sur les 2 extrêmes, elles nous rejoignent. xAI, l'éditeur de Grok, finit dernier ex aequo de l'indice de transparence de Stanford, et ni la base CLEER ni compar:IA, l'arène des modèles du ministère de la Culture, ne le notent, faute de données. Google reste le seul éditeur à avoir mesuré une question en production.

Greenpeace East Asia donne C- à Google dans son rapport « Supply Change » d'octobre 2025, quand 6 géants de l'IA sur 10 reçoivent F. Microsoft reçoit la même note que Google.

Vibe est notre note la plus contestée. Selon le barème de compar:IA, la consommation estimée de Mistral Large 4 le place en classe E, sur une échelle de A à F, d'après notre calcul. Stanford donne 0 à Mistral sur l'environnement. Nous gardons Vibe parmi les plus sobres : compar:IA note le plus gros modèle de Mistral, alors que Vibe répond par défaut en mode rapide.

Le modèle intermédiaire de Mistral, Medium 3.5, tombe en classe C. Stanford ne juge que les chiffres d'entraînement, ce qui laisse de côté l'analyse de cycle de vie de Mistral, qui porte sur chaque réponse.

Claude, lui, sort mieux ailleurs qu'ici. La base CLEER estime Claude Haiku à 0,08 Wh par conversation, le plus bas de tous les modèles qu'elle couvre. L'étude de l'université du Rhode Island place Claude 3.7 Sonnet parmi les 3 modèles les plus éco-efficaces, en 2025. Notre note de 53/100 le pénalise pour son silence : Anthropic ne publie aucun chiffre.

Enfin, aucun classement ne couvre nos 10 assistants : chacun en note 3 à 7. compar:IA grise en « N/A » la consommation de tous les modèles fermés, dont ceux d'OpenAI, d'Anthropic et de Google, faute de données sur leur taille, alors que ce sont les plus utilisés. Copilot n'est mesuré par aucune base.

Notre avis

Pour nous, au Projet Celsius, Grok mérite sa dernière place sans discussion. Un éditeur qui fait tourner des turbines sans permis et ne publie aucun chiffre ne laisse aucune prise à qui veut suivre son empreinte. Nous le déconseillons à toute organisation qui tient un Bilan Carbone® ou qui doit rendre compte de ses achats numériques.

Gemini mérite sa première place pour une raison précise : Google est le seul à avoir mesuré une question en production et à avoir dit comment. Sa mesure date de mai 2025 et n'a jamais été vérifiée. Ce que nous attendons de lui, comme des 9 autres, tient en une ligne : un chiffre par modèle, mis à jour chaque année et audité.

Claude, que nous utilisons au quotidien, nous met dans une position inconfortable. Il est sobre à l'usage selon toutes les estimations, il ne pousse ni l'image ni la vidéo, et son éditeur ne publie rien en annonçant du gaz. Nous lui donnons 53/100, et nous le lui reprocherions de la même manière s'il s'appelait autrement.

Le vrai levier est ailleurs que dans le choix de la marque. Un abonné qui laisse le plus gros modèle réfléchir sur chaque question consomme plus qu'un utilisateur gratuit de n'importe quel assistant du classement. À une organisation, nous conseillons de demander 3 choses au fournisseur : le modèle servi par défaut, le pays des serveurs et un chiffre d'énergie par question, daté.

Comment polluer moins avec son IA ?

Les gestes qui comptent sont ceux que les éditeurs eux-mêmes recommandent, et ils ne demandent pas de changer d'assistant :

Nos 10 gestes classés par efficacité chiffrent ce que change chaque réglage, et notre article sur l'eau que consomme l'IA explique pourquoi les chiffres d'eau varient autant.

Le modèle qui répond par défaut pèse plus lourd que la marque de l'assistant.

Pour une entreprise, la question se pose en volume. À des milliers de questions par jour, le choix du modèle et du pays d'hébergement changent l'ordre de grandeur. Notre article sur le Bilan Carbone® de l'IA en entreprise montre comment l'intégrer, et notre calculateur d'empreinte de l'IA donne un premier chiffre en quelques minutes.

Ce qu'il faut retenir

Pour l'éthique, la vie privée et la sécurité, voir notre classement des IA les plus éthiques, et pour les alternatives dites vertes, Ecosia, Euria et GreenPT passés au crible. Pour savoir lesquelles comptent le plus d'utilisateurs, voir les IA les plus utilisées en France et dans le monde. Le palmarès des meilleures IA de 2026 réunit nos 3 classements.

Questions fréquemment posées

Quelle est l'IA la plus polluante ?

Grok, l'assistant de xAI, est l'IA la plus polluante du classement de Projet Celsius (87/100 au 4 novembre 2026). xAI a généré plus d'1,2 milliard de vidéos en un mois début 2026, alimente ses serveurs de Memphis avec des turbines à gaz installées sur place et ne publie aucun chiffre d'énergie.

Quelle est l'IA la moins polluante ?

Gemini, de Google, est la moins polluante des 10 assistants classés (27/100), juste devant Vibe de Mistral AI (28/100). Gemini sert par défaut son modèle léger Flash, mesuré par Google à 0,24 Wh et 0,26 mL d'eau pour une question médiane en 2025.

ChatGPT pollue-t-il plus que Gemini ?

Oui, d'après notre classement : ChatGPT obtient 60/100 et Gemini 27/100. Les comptes gratuits de ChatGPT utilisent un petit modèle, mais OpenAI pousse la génération d'images, sert ses abonnés avec un modèle bien plus gourmand et ne publie qu'un chiffre sans méthode.

Claude est-il une IA écologique ?

Claude est au milieu du classement (53/100). Il ne génère ni image ni vidéo et propose un modèle très léger, Haiku, mais Anthropic ne publie aucun chiffre d'énergie, d'eau ni d'émissions, et prévoit des centres de données alimentés au gaz. Les estimations indépendantes le jugent plus sobre : la base CLEER place Claude Haiku au plus bas des modèles qu'elle couvre.

Qu'est-ce qui consomme le plus dans une IA ?

La génération d'images et de vidéos. Selon une étude de Hugging Face et de l'université Carnegie Mellon publiée en 2024, générer une image consomme environ 60 fois l'énergie d'un texte généré, et Google classe la vidéo et la recherche approfondie parmi les usages les plus coûteux de Gemini. Une question simple consomme environ 0,3 Wh.

Comment le classement des IA les plus polluantes est-il calculé ?

Chaque assistant reçoit une note de 0 à 3 sur 4 critères, ramenée à leur poids. La consommation d'une question avec le modèle par défaut compte pour 40 points, et 3 critères pour 20 chacun : les images, la vidéo et les agents mis en avant, l'électricité des serveurs et les efforts de l'éditeur. Les notes sont établies par Projet Celsius à partir de documents publics datés.