Par Guillaume Pakula · Publié le 5 octobre 2026
En 2025, l'IA aurait émis jusqu'à autant de gaz à effet de serre que la Belgique, selon l'association GreenIT. Elle aurait consommé l'équivalent de 22 à 39 % de l'électricité consommée en France, selon les estimations. Son impact dépasse le climat : pour GreenIT, 65 % de son empreinte environnementale porte sur autre chose, de la pollution de l'eau douce aux particules fines. À l'échelle d'une personne, un an d'usage régulier émet autant que 20 km en voiture.
L'impact environnemental de l'intelligence artificielle (IA) dépasse son CO2. En 2025, l'IA aurait émis jusqu'à autant de gaz à effet de serre que la Belgique et consommé l'équivalent de 22 à 39 % de l'électricité consommée en France, selon les estimations. Selon l'association GreenIT, 65 % de son empreinte environnementale porte sur d'autres impacts que le climat : surtout la pollution de l'eau douce, l'épuisement des ressources fossiles et les particules fines. L'IA pèse aussi sur la consommation d'eau, les métaux et les sols.
À l'échelle d'une personne, un usage régulier pèse peu : 10 questions par jour, 5 images et 1 vidéo de 5 secondes par semaine émettent environ 2,8 kg d'équivalent CO2 (kgCO2e) par an pour l'électricité des serveurs, d'après notre calcul, soit 20 km en voiture. À l'échelle du monde, l'électricité des centres de données, ces bâtiments remplis de serveurs où tournent les modèles, a augmenté de 17 % en 2025. Les prévisions pour 2030 leur donnent 2 à plus de 3 fois la consommation d'électricité de la France.
La plupart de ces impacts se lisent à 2 échelles. Celle d'une question, d'une image ou d'une vidéo sert à comparer des usages entre eux : pour la question écrite, quelques éditeurs publient leurs chiffres ; pour l'image et la vidéo, nous n'avons trouvé que des mesures de chercheurs. Celle du monde, estimée par des agences et des associations, dit ce que pèse l'ensemble.
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) suit l'électricité et l'eau de tous les centres de données, qu'ils servent à l'IA ou non. GreenIT a publié en septembre 2026 la seule analyse mondiale de l'IA en cycle de vie que nous ayons trouvée : elle restitue 15 impacts, de la fabrication des serveurs à leur fin de vie, sans les appareils des utilisateurs.
Les totaux de GreenIT sont les plus élevés de ceux que nous avons relevés : nous les lisons comme une borne haute. Les 6 entrées de cet article sont notre découpage, qui ne recoupe pas ces 15 impacts, et les comparaisons (un pays, des terrains de football, des kilomètres en voiture) nos calculs. Notre article décrit les 4 moments où l'IA pollue, de la fabrication des puces à la réponse.
Selon GreenIT, l'IA a émis 99 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2025, fabrication des serveurs comprise. La Belgique en a émis 98 millions en 2024. C'est aussi 11 % du CO2 émis par l'aviation mondiale en 2023, et 0,17 % des émissions de gaz à effet de serre de la planète.
Pour 2030, la même étude prévoit 636 millions de tonnes, soit des émissions multipliées par 6,4 et l'équivalent de 1,7 fois les émissions de la France, si l'électricité reste aussi carbonée qu'en 2025. L'AIE, qui ne compte que l'électricité mais pour tous les centres de données, arrive à 180 millions de tonnes de CO2 en 2024, et à environ 320 millions en 2030.
L'estimation de GreenIT repose sur la consommation d'électricité la plus haute de celles que nous avons relevées : au prorata de l'estimation basse, le total serait de l'ordre de 60 millions de tonnes, d'après notre calcul. Elle ne compte pas non plus la même chose que celle de l'AIE. GreenIT ajoute à l'électricité la fabrication des serveurs et tous les gaz à effet de serre, pour l'IA seule ; l'AIE s'en tient au CO2 des centrales électriques, pour tous les usages des centres de données. Selon l'agence, ces 180 millions de tonnes représentent 0,5 % des émissions mondiales de CO2 dues à la combustion d'énergie.
À l'échelle d'un usage, les ordres de grandeur s'étagent de 1 à 300. Avec l'électricité moyenne mondiale, d'après nos calculs, une question écrite émet environ 0,13 gCO2e, une image générée 1,3 g et une vidéo de 5 secondes 39 g, soit 280 mètres en voiture. Ce sont des repères : selon l'étude, le générateur et ses réglages, les mesures publiées vont de 0,04 à 5 gCO2e pour une image et de 0,06 à 180 gCO2e pour une vidéo. Nos articles détaillent ce qu'émet une image générée par IA, ce que consomme une vidéo générée par IA et la consommation d'une requête ChatGPT.
Ces valeurs dépendent du pays où tourne le serveur. En France, 1 kWh d'électricité consommé émet 51,9 gCO2e selon l'ADEME ; en moyenne dans le monde, 1 kWh produit émet 435 g de CO2 selon l'AIE. Le même usage émet donc au moins 8 fois moins sur un serveur alimenté par le réseau français. Notre guide sur l'empreinte carbone de l'IA dans une entreprise part de ces valeurs pour chiffrer l'usage d'une PME.
L'IA aurait consommé entre 100 et 174 TWh en 2025 (térawattheures, c'est-à-dire milliards de kWh) : l'estimation basse, publiée par Schneider Electric en 2024, est reprise par le Shift Project ; la haute est celle de GreenIT. La France métropolitaine a consommé 451 TWh la même année. Tous les centres de données réunis, IA ou non, ont consommé 485 TWh : un peu plus que la France.
Cette consommation est concentrée dans quelques régions. Les États-Unis en représentent près de la moitié, la Chine un quart et l'Europe 15 %, selon l'AIE. À l'échelle d'un pays, le poids peut être plus élevé : en Irlande, les centres de données ont absorbé 23 % de l'électricité mesurée par les compteurs en 2025.
Pour 2030, l'AIE prévoit 945 TWh pour l'ensemble des centres de données, soit 2,1 fois la France, dont près de la moitié (465 TWh) pour ceux qui sont spécialisés dans l'IA, c'est-à-dire équipés surtout de cartes graphiques, les puces de calcul de l'IA. Le Shift Project prolonge les tendances actuelles et arrive jusqu'à 3,3 fois la France, en comptant aussi les cryptomonnaies, que l'AIE laisse à part. Notre article sur l'électricité consommée par l'IA compare ces prévisions et leurs hypothèses.
En France, les centres de données installés sur des sites dédiés ont consommé 4 à 5 TWh en 2024, soit environ 1 % de l'électricité. RTE, le gestionnaire du réseau de transport, chiffre 2 trajectoires pour 2030 : 10 ou 15 TWh, soit 2 à 3 % de la consommation du pays en 2025.
Les centres de données du monde, qu'ils servent à l'IA ou non, consomment environ 560 milliards de litres d'eau par an, selon l'AIE (avril 2025) : d'après notre calcul, l'eau domestique annuelle d'environ 11 millions de personnes en France. Les 2 tiers servent à produire leur électricité, un quart à refroidir les serveurs, et le reste à fabriquer les puces. Il s'agit d'eau consommée, c'est-à-dire prélevée et non restituée au milieu. L'agence prévoit environ 1 200 milliards de litres en 2030.
Par question, les chiffres publiés vont de 0,26 mL chez Google, qui compte l'eau de refroidissement de ses centres de données, à 45 mL chez Mistral AI, qui chiffre en analyse de cycle de vie une réponse d'environ 320 mots, hors appareil de l'utilisateur : un rapport de 1 à 170. Notre article sur la consommation d'eau de l'IA explique ces périmètres.
L'IA tourne sur des cartes graphiques, des puces spécialisées dans le calcul. Nvidia les assemble par 8 sur une carte mère, la plaque qui les relie. Fabriquer une de ces cartes mères émet 1 312 kgCO2e selon Nvidia, dont 42 % pour la mémoire : plus que pour les puces de calcul elles-mêmes. La génération suivante atteint 2 274 kgCO2e, soit 73 % de plus.
En mai 2026, l'ADEME a publié une analyse de cycle de vie de 8 cartes graphiques : 60 à 150 kgCO2e par carte pour la fabrication, la distribution et la fin de vie, hors utilisation. Ramenée à une carte, la mesure de Nvidia donne environ 160 kgCO2e, puces de réseau et dissipateurs compris. Selon Greenpeace Asie de l'Est, l'électricité nécessaire pour graver 5 familles de puces d'IA, à Taïwan, en Corée du Sud et au Japon, a été multipliée par 4,5 entre 2023 et 2024.
GreenIT retient dans ses calculs 3 ans de durée de vie pour les serveurs d'IA, et prévoit que les ressources minérales mobilisées seraient multipliées par 4,3 entre 2025 et 2030. Dans l'analyse de cycle de vie publiée par Mistral AI pour l'un de ses modèles, le matériel des serveurs (fabrication, transport et fin de vie) pèse 61 % de l'épuisement des ressources minérales, contre 11 % des gaz à effet de serre ; Mistral AI présente cette analyse comme une première approximation, faute d'inventaire fiable de la fabrication des cartes graphiques en 2025.
Nous n'avons trouvé le détail des métaux en cause dans aucun des documents publiés. Les 2 études les ramènent à un métal de référence, l'antimoine, comme les gaz à effet de serre sont ramenés au CO2.
En fin de vie, serveurs et puces deviennent des déchets électroniques : ils pourraient représenter 1,2 à 5 millions de tonnes cumulées entre 2020 et 2030 pour l'IA générative, selon les scénarios d'une étude de 2024. C'est 2 à 8 % de ce que le monde produit en une seule année, 62 millions de tonnes en 2022, dont moins d'un quart est collecté et recyclé de façon documentée. Selon la même étude, des stratégies d'économie circulaire réduiraient ces déchets de 16 à 86 %.
Les serveurs d'IA occupent environ 350 hectares de salles dans le monde, d'après le calcul de GreenIT : près de 500 terrains de football. L'étude prévoit une surface multipliée par 6,5 en 2030. Ce chiffre ne compte que l'emprise des serveurs et de leur refroidissement, sans le reste des bâtiments, leurs terrains, ni les mines, les usines et les centrales électriques qui les alimentent.
GreenIT traduit les particules fines émises sur le cycle de vie de l'IA en environ 3 200 cas de maladies pour 2025, et 20 600 pour 2030. Il s'agit d'un indicateur calculé par un modèle d'analyse de cycle de vie ; ce n'est pas un décompte de malades : nous n'y avons pas trouvé les maladies et les pays concernés.
Pour comparer des impacts de natures différentes, GreenIT les rapporte à un même étalon, ce que la planète peut supporter par habitant, puis les pondère. Avec cette méthode, le climat pèse 35 % de l'empreinte de l'IA. L'eutrophisation de l'eau douce, c'est-à-dire l'excès de phosphore qui fait proliférer les algues, pèse 23 %. L'épuisement des ressources fossiles (charbon, gaz, pétrole) pèse 17 %, et les particules fines 15 %.
Selon l'étude, la production d'électricité explique l'essentiel de ces impacts : la phase d'utilisation, c'est-à-dire l'électricité consommée par les équipements pour entraîner les modèles comme pour répondre, représente 92 % de l'empreinte, et la fabrication 7 %. La manière dont l'électricité d'un centre de données est produite change donc le résultat sur plusieurs impacts à la fois.
Une question écrite pèse 0,016 gCO2e si l'on compte la seule électricité d'un serveur en France, 0,03 g selon Google, 0,13 g avec l'électricité moyenne mondiale et 1,14 g selon Mistral AI pour une réponse d'environ 320 mots : un rapport de 1 à 70, entre 4 chiffres qui ne mesurent pas la même chose.
L'étude de GreenIT est la seule que nous ayons trouvée à restituer 15 impacts à l'échelle du monde, avec une méthode d'analyse de cycle de vie encadrée par des normes ISO. Ses totaux sont aussi les plus élevés. Pour 2025, elle compte 174 TWh, quand les chiffres de l'AIE impliquent moins de 155 TWh pour les centres spécialisés dans l'IA. Pour 2030, elle prévoit 1 169 TWh pour l'IA seule, plus que les 945 TWh de l'AIE pour tous les centres de données.
3 hypothèses l'expliquent, d'après notre lecture. L'étude part des ventes prévues de cartes graphiques, sans limite liée au raccordement électrique ou à la construction des bâtiments, une réserve que ses auteurs formulent eux-mêmes. Elle suppose que la puissance de chaque carte triple, de 700 à plus de 2 000 watts. Elle retient des serveurs utilisés à 69 % de leur capacité toute l'année. Pour les émissions, elle garde jusqu'en 2030 l'électricité de 2025, et précise que l'ouverture de centrales à gaz ou à charbon aggraverait le résultat.
Nous lisons donc ses totaux comme une borne haute, et ses répartitions comme son apport principal : la part du climat dans l'empreinte, celle de l'électricité, celle de la fabrication. L'étude ne compte pas les appareils des utilisateurs et les réseaux d'accès, et se présente elle-même comme une vision partielle des impacts de l'IA.
Nous avons choisi un profil d'usage régulier : 10 questions écrites par jour, 5 images et 1 vidéo de 5 secondes par semaine. Avec l'électricité moyenne mondiale, ce profil émet environ 2,8 kgCO2e par an pour l'électricité des serveurs, d'après notre calcul : 20 km en voiture, ou 0,03 % de l'empreinte carbone annuelle d'une personne en France. La vidéo en représente environ 70 % avec le générateur que nous avons retenu ; selon le générateur et ses réglages, le total irait de 0,8 à 10 kgCO2e. En électricité, il est de 6,5 kWh : ce qu'une personne consomme chez elle en une journée.
Selon l'AIE, si toutes les recherches faites sur internet devenaient des questions écrites à une IA, soit environ 10 milliards par jour, 4 fois le volume déclaré par ChatGPT mi-2025, elles consommeraient moins de 4 TWh par an, soit environ 1 Wh par question d'après notre calcul : moins de 1 % de l'électricité des centres de données. Notre article sur une question à ChatGPT comparée à une recherche Google détaille cet ordre de grandeur.
Selon l'AIE, générer une vidéo peut demander des centaines à des milliers de fois plus d'énergie qu'une question écrite simple, et les agents, ces programmes qui enchaînent seuls des dizaines d'actions, mobilisent un volume de calcul supérieur de plusieurs ordres de grandeur, c'est-à-dire multiplié par 100 ou plus. L'électricité des centres de données spécialisés dans l'IA a augmenté de 50 % en 2025, et les grandes entreprises technologiques ont investi plus de 400 milliards de dollars la même année.
Les gains d'efficacité ne se traduisent pas forcément par une baisse. Google indique avoir divisé par 33, entre mai 2024 et mai 2025, l'électricité d'une question à son assistant Gemini. Sa consommation totale d'électricité, tous services confondus, a pourtant augmenté de 37 % en 2025.
Pour une personne, certains choix pèsent plus que d'autres : une vidéo générée émet autant que 300 questions écrites, et notre calculateur refait le compte avec d'autres usages. Notre article explique comment réduire l'impact de son usage de l'IA, et un autre quelle IA choisir pour limiter son impact, avec les mesures publiées pour ChatGPT, Claude et Gemini. Nous examinons aussi les arguments de ceux qui se demandent s'il faut arrêter d'utiliser l'IA.
Pour une entreprise, la première étape est de compter : nos guides expliquent comment intégrer l'IA à un Bilan Carbone® et comment mesurer l'empreinte carbone du numérique en entreprise. L'IA n'est qu'une partie du numérique : notre synthèse sur la pollution numérique en chiffres la replace dans cet ensemble, aux côtés de l'empreinte carbone d'un mail, de celle de TikTok ou de celle d'un site internet.
L'environnement n'est pas le seul domaine où les effets de l'IA se mesurent : 2 autres articles de cette série font le tri dans les études sur l'impact de l'IA sur le cerveau et sur l'impact de l'IA sur l'emploi.
Elle a des impacts mesurables et croissants : en 2025, jusqu'à autant de gaz à effet de serre que la Belgique selon l'association GreenIT, et l'équivalent de 22 à 39 % de l'électricité consommée en France selon les estimations. À l'échelle d'une personne, un usage régulier pèse peu : environ 2,8 kgCO2e par an pour 10 questions par jour, 5 images et 1 vidéo par semaine, soit 20 km en voiture. À l'échelle du monde, les prévisions pour 2030 donnent aux centres de données 2 à plus de 3 fois la consommation d'électricité de la France.
Selon l'association GreenIT, dont les hypothèses sont hautes, l'IA a émis 99 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2025, soit 0,17 % des émissions mondiales, et en émettrait 636 millions en 2030. L'Agence internationale de l'énergie compte 180 millions de tonnes de CO2 en 2024 pour l'électricité de tous les centres de données, IA ou non. Par usage, avec l'électricité moyenne mondiale : environ 0,13 g pour une question, 1,3 g pour une image, 39 g pour une vidéo de 5 secondes.
De 0,26 mL à 45 mL par question selon ce que l'on compte : l'eau de refroidissement des centres de données chez Google, une réponse d'environ 320 mots en analyse de cycle de vie chez Mistral AI. À l'échelle du monde, les centres de données consomment environ 560 milliards de litres par an selon l'Agence internationale de l'énergie, IA ou non, dont les 2 tiers pour produire leur électricité.
Pour le climat, non, à ce jour. Les vols ont émis 882 millions de tonnes de CO2 dans le monde en 2023 selon le secteur aérien, soit environ 9 fois les 99 millions de tonnes d'équivalent CO2 de l'IA en 2025. Si la prévision de GreenIT pour 2030 se réalisait, l'IA atteindrait environ 70 % des émissions de l'aviation de 2023. La comparaison reste approximative : le chiffre de l'aviation ne compte que le CO2 des vols.
Pour l'électricité de tous les centres de données, l'Agence internationale de l'énergie prévoit 945 TWh, soit 2,1 fois la France, et le Shift Project jusqu'à 1 500 TWh, cryptomonnaies comprises. Pour l'IA seule, GreenIT prévoit 1 169 TWh et 636 millions de tonnes d'équivalent CO2 : une borne haute, qui suppose que toutes les cartes graphiques prévues soient vendues, installées et utilisées.
Des usages existent, surtout dans l'industrie et les transports. Selon l'Agence internationale de l'énergie, les applications d'IA existantes pourraient éviter l'équivalent d'environ 5 % des émissions liées à l'énergie en 2035 si elles étaient largement adoptées. L'agence précise que rien ne garantit cette adoption, et que des effets rebond, c'est-à-dire des consommations nouvelles rendues possibles par ces gains, pourraient en annuler une partie.