Quelle IA écologique choisir en 2026 ? Ce qu'elles promettent, ce qu'on peut vérifier

Quelle IA écologique choisir en 2026 ? Ce qu'elles promettent, ce qu'on peut vérifier

Par Guillaume Pakula · Publié le 5 octobre 2026

Dire d'une IA qu'elle est « verte » est une allégation environnementale, qui se vérifie comme les autres. Nous avons lu ce que publient 4 services, et les grands assistants. 3 critères comptent : la taille du modèle, le pays des serveurs, ce que l'éditeur publie. L'électricité renouvelable et la compensation, souvent mises en avant, ne changent pas ce qu'une réponse consomme.

Aucune IA n'est écologique en soi. Pour choisir une IA écologique, ou du moins plus sobre, nous retenons 3 critères : la taille du modèle (le programme qui produit les réponses), qui fait varier l'énergie d'un texte d'environ 100 fois ; le pays où tournent les serveurs, car produire de l'électricité émet 9 fois moins de gaz à effet de serre en France qu'aux États-Unis, d'après notre calcul ; et ce que l'éditeur publie, que l'on peut vérifier.

Nous avons lu, le 3 octobre 2026, ce que publient 4 services : Ecosia AI, Euria, GreenPT et Vibe, le nouveau nom du Chat de Mistral AI depuis mai 2026. Chacun met en avant un argument : de l'électricité renouvelable, de la chaleur récupérée, de la compensation ou une analyse de cycle de vie, une méthode qui compte les impacts de la fabrication à la fin de vie. Chez aucun des 4, nous n'avons trouvé à la fois le modèle qui répond, un chiffre public par réponse, sa méthode et le pays des serveurs.

Une IA écologique, ça existe ?

Sobriété, électricité renouvelable, compensation : 3 promesses différentes

Le mot « écologique » recouvre 3 promesses. La sobriété : consommer moins, avec un modèle plus petit, sans génération de vidéo, dans des bâtiments mieux refroidis. L'électricité renouvelable : en acheter ou en produire. La compensation : financer ailleurs des projets, souvent forestiers, censés équilibrer ses émissions. Les 2 dernières ne changent pas ce que la réponse consomme.

Une électricité dite 100 % renouvelable ne dit pas d'où vient le courant d'un serveur. Sur le réseau, « toutes les productions vertes et non vertes sont mélangées », écrit l'ADEME (Agence de la transition écologique) à propos des offres vendues aux particuliers. Selon l'agence, une offre verte garantit seulement que le fournisseur achète des certificats émis par des producteurs d'électricité renouvelable : les garanties d'origine.

La directive européenne 2024/825 cite « écologique » et « vert » parmi les allégations environnementales génériques, interdites quand le professionnel ne précise pas l'allégation et ne peut pas démontrer une « excellente performance environnementale reconnue ». Elle interdit aussi les allégations de neutralité fondées sur la compensation. Les États devaient appliquer ces règles à partir du 27 septembre 2026.

En France, le projet de loi qui reprend ces règles, adopté par le Sénat en février 2026, n'avait pas encore été examiné par l'Assemblée nationale début octobre 2026, d'après son dossier législatif. Nous ne nous prononçons sur la conformité d'aucun service. Nos articles détaillent les allégations environnementales interdites et comment prouver une allégation environnementale.

Les 3 critères que nous retenons

La taille du modèle. Par unité de texte produite (les modèles découpent le texte en morceaux de mots, les jetons), un modèle de 70 milliards de paramètres ou plus (ses réglages internes) consomme environ 100 fois plus qu'un petit, selon une étude de 2024, révisée en 2026, menée sur 9 modèles ouverts, c'est-à-dire librement téléchargeables.

Le mode raisonnement, qui fait dérouler au modèle des étapes intermédiaires, creuse aussi l'écart : les modèles qui raisonnent consomment 30 fois plus en moyenne que les autres dans le classement AI Energy Score ; le PEReN, un service d'expertise de l'État, mesure jusqu'à 92 % de plus en moyenne quand ce mode est activé.

Le pays des serveurs. Produire 1 kWh (kilowattheure) d'électricité émet 41 gCO2e (grammes d'équivalent CO2) en France, 39 en Suisse et 57 en Finlande, mais 384 aux États-Unis et 589 en Pologne, selon les données 2025 du centre d'analyse Ember, lues dans Our World in Data : ces chiffres portent sur l'électricité produite, sans les échanges entre pays. L'ADEME, qui compte l'électricité consommée, retient 51,9 gCO2e pour la France, la valeur utilisée dans le reste de cette série. L'efficacité du bâtiment compte beaucoup moins : entre un centre de données (le bâtiment où tournent les serveurs) très efficace et la moyenne du secteur, l'écart d'énergie est de 1,4 fois, d'après notre calcul.

Ce que l'éditeur publie. Le modèle utilisé, un chiffre par réponse, sa méthode, le pays des serveurs : sans ces informations, une promesse ne se vérifie pas. C'est le regard que nous portons sur les allégations des entreprises, avec notre méthode pour éviter le greenwashing sans le savoir.

Ecosia AI, Euria, GreenPT : ce qu'ils mettent en avant

Ecosia AI : produire plus d'énergie propre que son IA n'en utilise

Le moteur de recherche Ecosia a lancé Ecosia AI en décembre 2025 ; sa conversation est en version bêta, d'après son centre d'aide. Dans un billet du 2 juillet 2026, il affirme produire plus d'énergie propre que son IA n'en utilise. Sur les pages lues, nous n'avons trouvé aucun chiffre de production ni de consommation de l'IA.

Ecosia publie des puissances installées, dont un parc solaire de 13 mégawatts-crête (la puissance maximale de ses panneaux), situé en Allemagne et détenu en coentreprise, et 18 millions d'euros investis dans des projets d'énergie renouvelable. Il écrit aussi avoir produit, en 2024, 2 fois l'électricité de ses recherches, un chiffre antérieur au lancement d'Ecosia AI.

Côté sobriété, Ecosia nomme ses modèles : Mistral Small 4 pour la conversation, Mistral Small 3.2 pour les résumés en tête des résultats ; une ancienne page d'aide, non datée, cite encore un modèle d'OpenAI. Le service ne génère pas de vidéo mais génère des images, et l'IA se désactive en 1 clic. Selon son centre d'aide, Ecosia estime l'impact de chaque demande avec EcoLogits, une méthode d'estimation qu'utilise aussi le comparateur public compar:IA, sans compter l'entraînement des modèles, les réseaux et l'appareil de l'utilisateur ; nous n'y avons trouvé aucun résultat chiffré. Nous n'avons trouvé aucune mention du pays des serveurs et aucun prix affiché : le billet de lancement présente Ecosia comme gratuit.

Euria : la chaleur des serveurs dans le chauffage urbain de Genève

Lancée en décembre 2025 par l'hébergeur suisse Infomaniak, qui la présente comme un assistant « souverain et gratuit », Euria tourne selon lui sur ses propres serveurs en Suisse, avec des modèles ouverts dont il cite les familles (Mistral, Llama, DeepSeek, Apertus), sans leurs versions. Infomaniak annonce une électricité renouvelable certifiée : en 2024, 38 % sous le label Naturemade Star, 56 % d'hydraulique certifiée et 6 % de solaire autoproduit, d'après son rapport d'impact.

L'argument environnemental d'Infomaniak : la chaleur des serveurs est injectée dans le chauffage urbain de Genève, de quoi chauffer jusqu'à 6 000 logements en hiver et éviter 3 600 tonnes de CO2 par an « à pleine capacité », selon son communiqué.

Les 6 000 logements et les 3 600 tonnes décrivent le centre de données genevois d'Infomaniak à pleine charge, visée d'ici 2028 ; une page commerciale d'Infomaniak et un article de son blog écrivent les 6 000 logements au présent. En janvier 2025, le centre tournait à 25 % de sa capacité, d'après le communiqué d'inauguration ; nous n'avons pas trouvé de chiffre plus récent.

Infomaniak écrit que toute l'électricité du centre est réinjectée en chaleur depuis novembre 2024 ; son rapport d'impact donne 65 % pour l'année 2024, celle du démarrage, la récupération ne pouvant pas encore être activée en continu. L'entreprise dit compenser ses émissions à 200 % en finançant 2 projets forestiers. Nous n'avons trouvé aucun chiffre par question.

GreenPT : une énergie renouvelable et un indicateur par conversation

GreenPT, une société néerlandaise, facture son assistant à partir de 4,50 € par mois pour 15 questions par jour, sans offre gratuite après 14 jours d'essai, d'après sa grille de prix d'octobre 2026. Elle nomme ses hébergeurs, Scaleway en France et Verda en Finlande, et ses modèles, de 24 à 120 milliards de paramètres. Sa page sur la durabilité écrit que tous ses traitements tournent dans l'Union européenne ; sa documentation propose aussi aux développeurs une adresse de connexion aux États-Unis, l'adresse par défaut restant dans l'Union.

GreenPT annonce une énergie 100 % renouvelable : le rapport d'impact de Scaleway précise qu'il s'agit, pour cet hébergeur, de garanties d'origine. L'indice d'efficacité de 1,25 que cite GreenPT (le PUE : l'électricité du bâtiment rapportée à celle des serveurs) est, dans ce rapport, celui d'un seul site de Scaleway ; la moyenne des sites de l'hébergeur est de 1,37, et nous ne savons pas sur lequel tournent les serveurs de GreenPT.

GreenPT dit donner à chaque utilisateur l'énergie de ses conversations : un indicateur à 3 niveaux dans la conversation, des chiffres dans un tableau de bord. La méthode publiée par son cofondateur part d'une puissance supposée de 300 W, recalée sur des mesures des cartes graphiques (les puces de calcul des serveurs), et compte les unités de texte produites. Nous n'avons pas trouvé de chiffre public par question. GreenPT dit ne pas pouvoir vérifier que les modèles ont été entraînés avec de l'énergie renouvelable.

Mistral et Le Chat, devenu Vibe, sont-ils plus écologiques que les autres ?

Une analyse de cycle de vie publiée en juillet 2025

En juillet 2025, l'éditeur français Mistral AI a publié les résultats de l'analyse de cycle de vie de son modèle Large 2, menée avec le cabinet Carbone 4 et l'ADEME et relue par 2 bureaux d'études : c'est la seule que nous ayons trouvée chez un éditeur. La méthode compte aussi la fabrication des serveurs. L'assistant de Mistral AI s'appelait alors Le Chat ; il est devenu Vibe en mai 2026.

Résultat de cette analyse pour Le Chat : 1,14 gCO2e et 45 mL d'eau pour une réponse de 400 unités de texte, environ 320 mots, hors appareil de l'utilisateur. Nous n'avons trouvé aucune version complète de l'étude et aucun chiffre en Wh (wattheure). Un billet du 22 mai 2026 annonce un autre modèle par défaut du Chat, Mistral Medium 3.5 ; sur les pages actuelles de Vibe, nous n'avons pas trouvé le nom du modèle qui répond. Voir ce que cette étude dit des étapes où l'IA pollue.

Ce que l'étude ne permet pas de dire

Cette étude ne permet pas de dire que l'assistant de Mistral AI émet moins, ou plus, que ses concurrents. Google a publié 0,24 Wh et 0,03 gCO2e pour une question écrite type posée à Gemini (la question médiane, au milieu du classement par énergie), avec sa méthode. Le chiffre de Mistral AI et celui de Google ne comptent pas la même chose : une réponse de 400 unités de texte pour le 1er, une question type dont nous n'avons pas trouvé la longueur pour le 2e.

L'électricité n'est pas comptée de la même façon non plus. D'après le billet de Mistral AI, l'étude compte les émissions de l'électricité selon le lieu où tournent les serveurs ; nous n'y avons pas trouvé le pays et le facteur. Google les compte d'après ses contrats d'électricité : 94 gCO2e par kWh en 2024, contre 345 d'après la localisation de ses centres de données, selon son propre article.

L'étude de Mistral AI porte sur le modèle Large 2, avec des données arrêtées à janvier 2025 ; nous n'avons trouvé aucune mise à jour depuis juillet 2025. Mistral AI propose que tous les éditeurs publient 2 indicateurs : l'impact de l'entraînement d'un modèle et celui d'une réponse.

Des données dans l'Union européenne, un pays que nous n'avons pas trouvé

Le centre d'aide de Mistral AI indique que les données sont hébergées par défaut dans l'Union européenne, ou aux États-Unis pour les développeurs qui choisissent cette adresse de connexion, et renvoie à une liste de sous-traitants, que nous n'avons pas pu lire. Nous n'avons donc trouvé aucun pays et aucun hébergeur pour l'exécution des réponses. Dans l'ensemble de l'Union, produire 1 kWh émet 210 gCO2e, et de 35 en Suède à 589 en Pologne parmi les pays que nous avons relevés.

Mistral AI a annoncé en mai 2026 un site de 10 mégawatts aux Ulis, en Essonne, avec une ouverture prévue au 3e trimestre 2026 dont nous n'avons pas trouvé confirmation. L'annonce de son offre d'infrastructure Mistral Compute, en juin 2025, évoque le recours à une énergie décarbonée ; nous n'avons pas trouvé de chiffre.

ChatGPT, Claude, Gemini et les autres : le petit modèle d'abord

Google donne donc 0,24 Wh pour une question à Gemini, dans un article de méthode. Pour ChatGPT, le dirigeant d'OpenAI a avancé 0,34 Wh en moyenne sur son blog personnel ; nous n'avons pas trouvé de méthode publiée. Pour Claude, nous n'avons trouvé aucun chiffre sur les pages d'Anthropic que nous avons lues, ni pour Lumo (Proton), Perplexity et Qwant sur les leurs. Notre article compare l'énergie d'une question posée à ChatGPT selon les sources.

Nous n'avons pas trouvé de mesure, publiée par un éditeur, de l'écart d'énergie entre ses propres modèles. Si l'on suppose que le prix suit en partie la quantité de calcul, il en donne une idée : en octobre 2026, dans les grilles que nous avons lues, le modèle le plus cher est facturé aux développeurs 8 fois plus que le moins cher chez Google, et 10 fois plus chez Anthropic.

Notre comparaison des modèles de ChatGPT, Claude et Gemini les met côte à côte, et les 10 gestes classés par efficacité chiffrent ce que change un modèle plus petit.

Faire tourner une IA sur son ordinateur

Ce que consomme un modèle local

Des logiciels permettent d'installer un modèle ouvert sur son ordinateur. Sur un ordinateur portable, des modèles de 2 à 8 milliards de paramètres consomment 0,03 à 0,13 Wh par réponse, selon l'étude déjà citée pour la taille des modèles, qui ne compte que le processeur et la carte graphique.

Dans la même étude, un modèle de 70 milliards de paramètres consomme environ 2,3 Wh par réponse sur un serveur : 17 à 70 fois plus, d'après notre calcul, pour des réponses de longueur voisine. Ce rapport mêle la taille du modèle et la machine.

Pas plus sobre à modèle égal

L'idée qu'une IA locale est forcément plus écologique ne tient pas à modèle égal. Selon l'étude Intelligence per Watt, la puce d'un ordinateur de bureau haut de gamme, un Mac Studio, demande 1,6 à 2,3 fois plus d'énergie par demande qu'une carte de centre de données, pour le même modèle. Le gain apparaît quand le modèle installé est plus petit que celui du service en ligne.

Selon la même étude, en envoyant chaque demande au meilleur des modèles locaux testés, 88,7 % des demandes en un seul message seraient traitées correctement ; un modèle local seul fait moins bien.

Pour qui c'est pertinent

Le local a du sens pour qui possède déjà un ordinateur récent, pose des questions simples et tient à garder ses données chez soi. En France, l'électricité du domicile émet peu. Acheter une machine puissante pour cet usage ajoute en revanche l'impact de sa fabrication, que ces études ne comptent pas.

Comment choisir une IA écologique : 3 questions et des outils

Ai-je besoin d'un grand modèle ?

Pour résumer ou traduire, de petits modèles spécialisés consomment respectivement 15 et 35 fois moins qu'un modèle généraliste de 8 milliards de paramètres, selon l'UNESCO et l'University College London. Si votre assistant propose plusieurs modèles, essayez d'abord le plus léger, et gardez le mode raisonnement pour les questions qui le demandent. La vidéo pèse bien davantage : 5 secondes consomment autant que 300 questions avec le générateur qui sert de repère à cette série, l'un des plus gourmands mesurés. Voir l'empreinte d'une vidéo générée par IA et celle d'une image.

Où tournent les serveurs ?

Un service qui nomme son hébergeur et son pays donne une information vérifiable. Produire 1 kWh émet 7 à 10 fois moins de CO2e en Finlande, en France ou en Suisse qu'aux États-Unis, d'après notre calcul sur les chiffres d'Ember. Parmi les services lus, Infomaniak et GreenPT nomment leurs pays ; Mistral AI indique l'Union européenne ; pour Ecosia, nous ne l'avons pas trouvé. Voir ce que consomment les centres de données.

Qu'est-ce que l'éditeur publie ?

Un chiffre par réponse accompagné de sa méthode peut se vérifier, à la différence d'un adjectif. Pour un objectif, la date, le périmètre et la part déjà réalisée doivent être écrits. Une entreprise qui choisit un outil peut inscrire ces 3 questions dans son cahier des charges. Nos guides expliquent comment faire entrer l'IA dans son Bilan Carbone® et mesurer l'empreinte de l'IA d'une entreprise.

Des outils pour estimer

compar:IA, un comparateur public porté par le ministère de la Culture, attribue à chaque modèle une classe de A à F selon l'énergie estimée par million d'unités de texte produites (les jetons), de moins de 100 Wh (classe A) à plus de 10 000 Wh (classe F). Il s'appuie sur la méthode d'EcoLogits, qui laisse de côté l'entraînement des modèles. Notre calculateur d'empreinte de l'IA donne un ordre de grandeur pour une entreprise.

Ce qu'il faut retenir

À lire aussi : tous les impacts de l'IA, au-delà du carbone, l'eau que consomme l'IA et faut-il se passer de l'IA ?.

Quelle est l'IA la plus écologique ?

Nous ne pouvons pas en désigner une : nous n'avons pas trouvé de chiffres comparables d'un éditeur à l'autre. L'empreinte d'une réponse dépend d'abord de la taille du modèle (environ 100 fois plus d'énergie par unité de texte pour un modèle de 70 milliards de paramètres que pour un petit) et du mode raisonnement, puis du pays des serveurs, qui joue sur les émissions. Un petit modèle, sans mode raisonnement, sur des serveurs alimentés par une électricité peu carbonée, est le choix le plus sobre, quel que soit l'éditeur.

Existe-t-il une IA écologique gratuite ?

Parmi les services que nous avons lus, Euria (Infomaniak) et Vibe, l'ex-Le Chat de Mistral AI, ont une offre gratuite en octobre 2026. Pour Ecosia AI, nous n'avons trouvé aucun prix affiché, et son billet de lancement présente Ecosia comme gratuit. GreenPT est payant, à partir de 4,50 € par mois après 14 jours d'essai. Ce qu'ils publient ne permet pas de comparer leur empreinte : parmi ces 4 services, nous n'avons trouvé un chiffre public par réponse que chez Mistral AI.

Quelle est l'IA écologique suisse ?

Parmi les services que nous avons lus, Euria est éditée par l'hébergeur suisse Infomaniak, qui la présente comme un assistant « souverain et gratuit ». Selon Infomaniak, ses serveurs sont en Suisse et leur chaleur est injectée dans le chauffage urbain de Genève. Les 6 000 logements chauffés en hiver sont une capacité visée d'ici 2028. Pour 2024, année du démarrage du centre, le rapport d'impact de l'entreprise donne 65 % de l'électricité valorisée en chaleur. Lumo est édité par Proton, une autre société suisse : nous n'avons trouvé aucune affirmation environnementale sur les pages lues.

Mistral est-il plus écologique que ChatGPT ?

On ne peut pas le dire. Mistral AI a publié en juillet 2025 les résultats d'une analyse de cycle de vie : 1,14 gCO2e et 45 mL d'eau par réponse de 400 unités de texte (environ 320 mots) de son assistant Le Chat, devenu Vibe en mai 2026. Pour ChatGPT, nous n'avons trouvé que la déclaration de son dirigeant, 0,34 Wh par question, et aucune méthode publiée. Les 2 chiffres diffèrent par l'unité et par le périmètre : ils ne disent pas lequel émet le moins.

Une IA locale est-elle plus écologique ?

Pas à modèle égal : la puce d'un ordinateur de bureau demande 1,6 à 2,3 fois plus d'énergie par demande qu'une carte de centre de données, selon l'étude Intelligence per Watt, menée sur un Mac Studio. Une IA locale consomme moins quand le modèle installé est plus petit : 0,03 à 0,13 Wh par réponse sur un ordinateur portable pour des modèles de 2 à 8 milliards de paramètres, contre environ 2,3 Wh pour un modèle de 70 milliards de paramètres sur un serveur, selon une autre étude.

Ecosia a-t-il une IA ?

Oui. Ecosia AI a été lancée en décembre 2025 ; sa conversation est en version bêta et utilise le modèle Mistral Small 4, d'après le centre d'aide d'Ecosia. Nous n'avons trouvé aucun prix affiché, et le billet de lancement présente Ecosia comme gratuit. Elle génère des images mais pas de vidéo, et peut être désactivée. Ecosia affirme produire plus d'énergie propre que son IA n'en utilise ; nous n'avons trouvé aucun chiffre publié sur l'IA à l'appui.