Par Guillaume Pakula · Publié le 3 avril 2026 · Mis à jour le 31 octobre 2026
Un Bilan Carbone® réalisé avec un cabinet coûte environ 10 000 € pour une PME qui couvre les scopes 1, 2 et 3, selon la plateforme publique Mission Transition Écologique. L'ordre de grandeur constaté en 2026 va de 10 000 à 30 000 € HT selon la complexité. Une PME éligible au Diag Décarbon'Action paie 6 000 € HT après une aide de 40 %. Aucun barème officiel n'existe : l'écart entre 2 devis tient au périmètre, aux données et aux livrables.
Pour une PME, la plateforme publique Mission Transition Écologique annonce environ 10 000 € pour un Bilan Carbone® complet réalisé avec un cabinet de conseil. Elle compte 2 000 à 5 000 € avec une plateforme logicielle. Ces 2 repères ne paient pas le même travail. Avec un cabinet, un consultant collecte, calcule, contrôle et restitue. Avec une plateforme, l'équipe de l'entreprise fait elle-même la saisie et l'analyse.
Le bon chiffre dépend donc d'abord de la situation de l'entreprise : son éligibilité au Diag Décarbon'Action, son obligation de publier un BEGES et la complexité de ses sites. Les sections suivantes détaillent ce qui fait varier un devis, puis la façon de le comparer.
Aucun barème officiel ne fixe le prix d'un Bilan Carbone® : chaque prestataire chiffre son propre travail. 4 repères publics permettent pourtant de situer un devis, à condition de lire ce que chacun recouvre :
Pour une mission en cabinet, l'ordre de grandeur constaté en 2026 va de 10 000 à 30 000 € HT, variable selon les prestataires et sans barème officiel. Le bas de la fourchette correspond à une PME mono-site dont les données sont accessibles. Le haut correspond à une entreprise qui consolide plusieurs sites ou qui étudie finement ses achats et ses transports. Ce que propose chaque type de prestataire, du grand cabinet à la plateforme, est détaillé dans notre article sur qui peut vous aider à réaliser votre Bilan Carbone®.
Pour un Bilan Carbone® de PME, les 10 000 € de Mission Transition Écologique donnent une enveloppe de départ, à confirmer par devis. Si l'entreprise est éligible au Diag Décarbon'Action, le reste à charge tombe à 6 000 € HT. Ce reste à charge vaut pour le programme du Diag, au contenu fixé : 12 jours d'intervention sur 10 mois au plus, menés par un expert habilité. Le test d'éligibilité au Diag le vérifie en 4 étapes.
Au-delà de 500 salariés en métropole (250 en outre-mer), l'entreprise doit publier un BEGES mis à jour tous les 4 ans, et le Diag lui est fermé. Le prix suit alors le nombre d'entités à consolider, la diversité des activités et les attentes de reporting de durabilité. Aucun repère public n'existe à cette échelle. Les guides sectoriels du blog détaillent les postes qui pèsent dans l'hôtellerie, à l'hôpital, à l'université ou sur un site industriel.
Une TPE aux activités simples demande une collecte légère, mais une équipe de 10 personnes peut aussi gérer des centaines de références, des sous-traitants et des expéditions quotidiennes. Le devis se fonde alors sur les flux réels, que l'effectif ne reflète pas. Les micro-entreprises d'au moins 1 an entrent dans le périmètre du Diag Décarbon'Action, ce qui en fait souvent la voie la moins chère vers un bilan complet.
Un prestataire chiffre un travail : cadrer, collecter, calculer, contrôler, restituer. À méthode égale, 2 devis s'écartent surtout sur 3 postes : la collecte des données, le périmètre étudié et ce qui est remis à la fin. Un devis bien écrit rend ces 3 postes visibles, ligne par ligne, avec ce qui est compris et ce qui ne l'est pas.
Un export comptable ventilé par nature d'achat, des factures d'énergie centralisées et un suivi des transports évitent de reconstruire l'information. À l'inverse, un compte d'achats unique oblige à reprendre les factures une à une. La précision visée compte aussi : un ratio monétaire estime les émissions à partir des euros dépensés, une donnée physique part des kWh, des kilogrammes ou des tonnes-kilomètres. Les 2 coexistent dans un inventaire, et l'effort se concentre sur les postes qui pèsent.
Les missions qui débordent butent presque toujours sur les mêmes situations :
Le scope 3 regroupe les émissions indirectes de la chaîne de valeur, réparties en 15 catégories par le GHG Protocol : achats, fret, déplacements, usage des produits vendus, fin de vie. Le devis doit dire quelles catégories sont étudiées, lesquelles sont exclues et pourquoi. La mention « scopes 1, 2 et 3 » ne suffit pas. La méthode choisie, Bilan Carbone® ou GHG Protocol, change peu le prix à périmètre égal : c'est la profondeur du scope 3 qui le fait varier.
Un résultat global, un bilan par site et une analyse par famille de produits ne demandent pas le même travail. Le plan d'action non plus : une liste de pistes se rédige vite, un plan de transition dont chaque action a un responsable demande des ateliers. La remise des fichiers de calcul et le dépôt sur la plateforme nationale des bilans GES de l'ADEME se négocient aussi, et pèsent sur l'actualisation.
Les 3 voies répartissent différemment le travail entre l'entreprise et l'extérieur. Un logiciel peut être utilisé par un consultant, et un cabinet peut fournir un outil. Pour comparer, la bonne question porte sur qui prépare les données, qui vérifie les calculs et qui construit les actions.
Les 2 000 à 5 000 € cités par Mission Transition Écologique paient un outil et ses tableaux de bord. La saisie, les contrôles et l'analyse restent à la charge de l'équipe interne, ce qui se compte en jours. Avant de choisir entre logiciel et cabinet, il faut faire confirmer la durée d'accès, le nombre d'entités, l'assistance incluse et ce qui reste exportable à la fin du contrat : données, facteurs d'émission, hypothèses.
Un cabinet facture le cadrage, l'aide aux contributeurs, les contrôles, la restitution et, selon le devis, le plan d'action. Son prix reflète surtout le nombre de jours que demande la collecte, et donc l'état des données de l'entreprise. Une restitution seule ne vaut pas un atelier d'arbitrage avec les responsables des actions : le devis doit dire lequel des 2 est prévu. Hors du Diag, qui prévoit 12 jours d'intervention sur 10 mois au plus, aucune durée publique n'existe : le devis doit donner un calendrier par phase, du cadrage à la restitution.
Faire son bilan soi-même remplace la facture du cabinet par du temps interne. L'ABC exige une formation pour appliquer la méthode : le module Initiation coûte 1 300 € HT par personne, et l'accès aux outils Bilan Carbone® à jour passe par l'adhésion à l'association. Les facteurs d'émission de la Base Empreinte de l'ADEME sont gratuits. Reste le temps de collecte et une relecture par un tiers si le bilan sort de l'entreprise. Une formation au Bilan Carbone® prépare l'équipe à cette autonomie.
Le Diag Décarbon'Action laisse 6 000 € HT à la charge de l'entreprise, après une subvention de 40 %. La fiche de Bpifrance annonce 12 jours d'intervention sur 10 mois maximum, un financement dans le cadre du dispositif CEE PACTE Entreprises, et un expert qui se déplace dans l'entreprise. L'entreprise repart avec son bilan GES, un plan d'action détaillé et des supports pour communiquer sa démarche.
En octobre 2026, la fiche de Bpifrance réserve le dispositif aux entreprises qui réunissent ces conditions :
Tous les secteurs sont éligibles. La fiche de Mission Transition Écologique ajoute que l'expert doit être certifié Bilan Carbone® ou équivalent, et habilité par l'ADEME, Bpifrance et l'ABC. L'aide ne se compte comme acquise qu'une fois le dossier validé. Le guide du Diag Décarbon'Action détaille ce que le programme fixe.
Le Diag Décarbon'Action finance un programme au contenu fixé, réservé aux entreprises sans bilan complet depuis 5 ans.
D'autres financements de la transition, aides régionales au bilan comprises, visent aussi la stratégie, l'écoconception ou les investissements. Ils ne réduisent pas automatiquement le reste à charge du bilan, et leurs règles de cumul se vérifient dispositif par dispositif.
2 devis se comparent sur une seule grille, où chaque poste est marqué inclus, optionnel ou exclu. Un prix bas peut cacher un travail que l'entreprise devra faire elle-même ou racheter plus tard. La grille de la pièce « Lire un devis » sert de base. 5 questions départagent ensuite 2 prestataires :
La facture du prestataire n'est qu'une partie du budget. S'y ajoutent les abonnements, la formation éventuelle et le temps mobilisé en interne, du travail retiré à d'autres tâches même sans sortie de trésorerie. Le calculateur ci-dessous part d'un exemple fictif, à remplacer par les hypothèses de l'entreprise.
Les 5 jours et le coût journalier de 350 € qu'il propose au départ ne sont pas des références de marché. Seule une aide dont l'attribution est confirmée devrait y figurer.
Les devis qu'il faut relire 2 fois se ressemblent : un « scopes 1, 2 et 3 » sans liste de catégories, aucun fichier de calcul remis, une mention « conforme » sans méthode nommée. Si le besoin inclut une déclaration réglementaire, le devis doit le dire : un inventaire ne vaut pas publication d'un BEGES. Le test BEGES indique si l'entreprise y est soumise, et le guide du BEGES détaille ce qui le distingue d'un Bilan Carbone®.
Une offre de bilan complet affichée nettement sous les repères publics tient en général son prix de l'une de ces 3 façons, que le devis doit laisser voir :
Ces offres peuvent suffire pour un 1er repère à usage interne. Avant de comparer les prix, il faut donc savoir à qui le bilan servira. Si un client ou un appel d'offres demande ensuite le scope 3, un bilan limité à l'énergie et à la flotte se paie une 2e fois. La collecte des achats, du fret et des déplacements reste alors à faire.
Un prestataire chiffre mieux quand il voit un échantillon des données. Avant de lancer la consultation, l'entreprise gagne à réunir ces pièces :
Le temps facturé baisse quand un référent interne connaît la comptabilité, les achats, les ressources humaines et la logistique, et peut débloquer une donnée en 1 appel. Les leviers pour réduire le coût d'un bilan passent presque tous par lui : préparation des extractions, relances, validation des hypothèses.
Un bilan sert de point de départ. Le devis doit dire comment les fichiers seront réutilisés pour actualiser le bilan et ce que coûtera un changement de périmètre, une acquisition ou un nouveau site. Une entreprise soumise au BEGES le refait tous les 4 ans : le prix du 2e bilan dépend directement de ce qui a été remis au 1er.
Pour nous, au Projet Celsius, la 1re question à poser à un prestataire porte sur ce qu'il remet à la fin : le fichier de calcul, les hypothèses écrites et un plan d'action dont chaque ligne a un responsable. Un bilan dont l'entreprise garde les fichiers s'actualise sans repartir de zéro et se défend devant un client ou un vérificateur. Pour une PME éligible, nous recommandons de vérifier d'abord le Diag Décarbon'Action ; pour les autres, de comparer les devis sur la même grille, temps interne compris.
Les 4 leviers qui font baisser le nombre de jours facturés sont détaillés dans le guide pour réduire le coût d'un Bilan Carbone®.
Mission Transition Écologique, la plateforme publique de l'État, annonce environ 10 000 € pour une PME qui réalise un bilan complet, scopes 1, 2 et 3, avec un cabinet. Une PME éligible au Diag Décarbon'Action paie 6 000 € HT après une aide de 40 %. Le devis final dépend des sites, des données disponibles et des livrables demandés.
Les facteurs d'émission de la Base Empreinte de l'ADEME et ses guides sectoriels sont gratuits, mais un bilan exploitable demande du temps de collecte, une méthode et des contrôles. Pour appliquer la méthode Bilan Carbone®, l'ABC exige le module Initiation de son parcours, dispensé par 5 organismes habilités pour 1 300 € HT. Le temps interne reste un coût, même sans facture de cabinet.
Aucun repère public ne place un bilan complet en cabinet sous 5 000 € : le plus bas est le Diag Décarbon'Action, à 6 000 € HT de reste à charge pour une PME éligible. Mission Transition Écologique compte 2 000 à 5 000 € sur une plateforme logicielle, où l'entreprise fait elle-même la collecte et l'analyse. Sous ce seuil, le devis d'un cabinet doit lister les catégories étudiées, pour vérifier qu'il dépasse l'énergie et la flotte.
Non. Bpifrance le réserve aux entreprises de moins de 500 salariés (250 en outre-mer), d'au moins 1 an, à jour de leurs dettes fiscales et sociales, qui n'ont pas réalisé de bilan GES complet depuis 5 ans et qui ne sont pas soumises au BEGES. Tous les secteurs sont éligibles, micro-entreprises comprises.
Pas toujours, et la mention « scopes 1, 2 et 3 » ne dit pas lesquelles des 15 catégories du GHG Protocol sont étudiées, ni avec quelles données. Le devis doit lister les catégories retenues et justifier les exclusions. Un prix très bas peut ne couvrir que l'énergie et la flotte : le devis doit alors le dire.
Aucun barème public n'existe. Le prix dépend de ce qui a été remis la 1re fois (fichier de calcul, hypothèses, liste des contributeurs) et des changements de périmètre depuis. Il vaut mieux faire chiffrer l'actualisation dans le 1er devis, en distinguant la collecte récurrente, les nouveaux sites et l'analyse.
Le BEGES est le bilan réglementaire que publient les entreprises de plus de 500 salariés, tous les 4 ans, sur la plateforme de l'ADEME. Le calcul de fond est le même qu'un Bilan Carbone®. L'écart de prix tient au format réglementaire, au dépôt et au plan d'action demandé, à faire préciser dans le devis.